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La Stavia Corp' .
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bransheeblue
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 Message Posté le: 16 Oct 2007 13:30    Sujet du message:
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D'un coup sec, les battants s'ouvrirent , cedant sous l'impulsion d'un pied. Surprise, elle recula d'un bond , pour se retrouver face à une jeune fille, toute jeune; à vue d'oeil on lui donnerait 15 ou peut-être 16 ans . Mais son regard etait celui d'une femme pêtrie par l'experience et le temps . Mélange etrange, surprenant , donnant un sentiment de force sous une aparente douceur ...quelque fragilité peut-être. Si son regard la detailla largement , ce qui lui fit l'effet d'un coup de massue fut surement ce qu'elle portait dans les bras. Sans afficher le moindre effort . Un masque froid sur le visage, le regard dur de ceux qui viennent de perdre leur derniere illusion. D'une main presque hesitante, elle balaya les meches recouvrant le visage abandonné, tout en sachant au fond d'elle ce qu'elle y decouvrirait .Elle s'y etait preparé, mais une part d'elle refusait encore cette verité là. Et voilà qu'elle lui sautait au visage comme un chat emporté par la demence; deversant dans son coeur à peine palpitant le tourbillon âcre de la revolte.

Une impulsion sauvage lui fit arracher le corp de son porteur ; le cerveau agité par le conflit interieur qui la rongeait depuis des semaines ; travaillant à toute vitesse sur l'impuissance qui s'abattait . Trop tard, elle arrivait trop tard . Un poison qu'elle connaissait trop bien s'empara de ses mains et les propulsa autour de la jeune gorge ; accrochant cette jeunesse au paneau de la porte .

-"Toi qui est issue de mon sang , dis-moi que tu n'as rien à voir là dedans ..."

Une petite voix, ferme et douce, sortie de la bouche de son vis à vis , comme si les doigts enserrant sa trachée ne l'avait pas genés plus que cela .

-"Toi qui est issue de mon sang, comment peux-tu penser une chose pareil ..."

-"Je ne penses rien , je ne te connais pas ...César fut plus sot que moi ..."

Lachant subitement sa prise, elle se detourna pour ramasser le corp de son amie . Le temps etait venue de faire payer son dû à qui de droit . Lorsqu'une petite main se posa sur son epaule .

-"Je lis ta mefiance , je la comprends, mais avant de partir je dois te montrer quelque chose ...suis moi ."

Stavia interpella Spencer, l'arrachant à la masse d'incredulité qui se lisait sur son visage :

-"Toi! Porte la , prends soin d'elle mieux que de toi même , si sa depouille subit le moindre dommage je t'egorgerais comme un porc, est-ce clair ? " S'adressant à la meute :" Vous! Gardez-le à l'oeil !"

Sans un mot, il s'executa ; la meute grondant à côté de lui .S'il n'avait eu conscience jusque là , que partiellement, de la situation precaire qu'etait la sienne , le doute n'etait plus permis . Cette femme n'avait confiance qu'au compte goutte, mais qui aurait pu le lui reprocher apres tout .

Elle emboita le pas de sa fille , et entra dans la salle des cuves . Quatre etaient pleines, huit attendaient surement de recevoir leur occupant. Une autre, eventrée lui appris ce qu'elle ignorait encore . Mais plus que tout , la derniere emporta son attention.

-"Mais que ...!"

-" Que comptes-tu faire de lui ?"

Tout se precipitait dans sa tête, la vengeance, la colere, une envie insidieuse d'exterminer cette pourriture de Traitre. Puis, un sourire flotta sur sa bouche , un calme serein lui tomba dessus . Un rire froid et mate sorti de sa gorge et resonna entre les murs . Machinalement elle glissa la main sur la paroie transparente et ne s'arreta que lorsqu'une petite main vint entremeler ses doigts aux siens . Geste mille fois rêvé , tant souhaité, tant et si bien qu'il avait fini relégué au rang de chimere . Et voilà qu'il passait la frontiere du réel , faisait remonter à la surface toute cette douleur, cette soufrance . Remuant le fer rouge et le chauffant à blanc , de cette lame qui s'etait plantée dans son coeur ce funeste jour d'hiver . Sans y prendre garde, elle serra à les ecraser les petites phalanges ; comme si elles constituaient sa seule planche de salut au milieu d'une tempête.

-"On l'embarque. Survivra-t-il à sa cuve ? "

-"Lui, oui. Son esprit restera intact ."

Une barre metalique glissa dans sa main , surprise elle regarda sa fille l'y placer et porter le regard vers la cuve. L'encourageant à faire ce qu'elle avait elle même entrepris quelques minutes plus tôt. Passé la surprise, elle n'hesita pas ; fracassant le tube de verre d'un coup magistrale . Mettant dans ce geste toute la haine dont elle etait capable. Le traitre echoua sur le sol dans un fracs de verre et de liquide . La petite arracha les sondes , liberant le corps de ses entraves . Sifflant entre ses doigts, Stavia somma le chef de meute .

-"Gordouine , charges toi de cet insecte ."

-"A vos ordres Commandeur."

Elle regardait la larve humaine d'un oeil de degout , absente et sourde aux injonctions de sa fille .

-"Commandeur ? ...Mère ? ...maman ? "

Le dernier mot lui fit l'effet d'une giffle .D'une voix atonne elle lui repondit :

-"Oui ? "

-"Que fait-on du reste ?"

Elle sourie franchement , passa une main autours des petites epaules .

-"Ne t'occupes pas du reste, viens , partons d'ici . "

La petite troupe prit le chemin inverse , dans un silence de plomb . La foule au dehors, toujours aussi compacte, leur servie de couverture jusqu'aux abords du croiseur. Maeve regarda autours d'elle , sans comprendre, jusqu'à ce que le bouclier de camouflage s'estompe .

-"Voici donc l'Hesperus ..."

Sa mere afficha un air surpris , et lui repondit:

-"C'est ainsi qu'il se nommait oui ...avant ...aujourd'hui il s'appelle l'Ombre , c'est un Furtif."

La depouille de Kalisto fut deposée sur une couchette dans la cabine privée . Fouillant dans son placard elle en sortie une robe, vestige de son epoque ypsienne , argentée , cadeau de noces que lui avait fait son amie. Doucement, elle l'en reveti , demmella sa longue chevelure , la coiffa , assujetissant les meches à l'aide de peignes d'argent , de perles cristalines. Orna son front du diademe ypsien , ses poignets de bracelets d'or et d'argent . Enveloppa les petits pieds dans de fins souliers de peau doublés de fourrure d'hermine. Applica une touche de carmin sur les levres livides . Rendant par ces gestes justice à sa grande beauté.

Sur le seuil, l'enfant regardait , retrouvant dans cette femme aux gestes doux et aimants celle dont Kalisto lui avait tant parlé. Celle qu'elle etait avant tout cela, avant le basculement ; celle que Kalisto avait trouvé une nuit sur le bord d'une forêt à moitié morte . Avant que les tenebres ne l'abîment . Avant la colère et la haine. Celle qui par amour avait le Choix de l'Obscure. L'espace de quelques instants, elle vit qui etait sa mere , pourquoi on ne parvenait jamais à tout à fait la haïr . Lorsqu'elle eut fini , elle se tourna vers l'enfant ; et tout ce qui subsistait du passé avait deserté son visage. Belle , elle l'etait, vraiment tres belle , et une pointe de fierté lui secoua le coeur . Un visage fin, des yeux perçants , une peau encore plus blanche que la sienne , des meches revelaient sa couleur originelle d'un feu semblable au sien , une bouche sensuelle au carmin incroyable ; et lorsqu'elle lui sourie , elle vit les canines . Cette preuve s'il en fallait une de son appartenance . Un être complexe et etrange capable du pire et pourtant capable de gestes d'une telle tendresse.

Stavia marcha doucement vers ce petit bout de femme , porta une main fraiche sur la joue veloutée , glissa ses doigts dans la chevelure rebelle , d'un geste presque animal elle sentie le parfum de sa peau , puis s'attarda sur les yeux .

-"Tu as les yeux de ton pere . " Quelque chose de roque voilait sa voix . A l'evocation de son epoux, un timbre bien particulier l'animait . "Installe toi à ton aise , j'ai des ordres à donner."

Elle disparu de la cabine, et se rendit au poste de pilotage.

-"Faites route vers Ypso , nous devons ramener Kalisto parmis les siens."

-"Bien Commandeur. Et pour l'autre ? "

-"lui je vais y reflechir .Pour le moment il est tout à fait à sa place dans la soute ."

Parvenu à ce stade de la conversation , elle reprit :

-"Lorsque nous serons hors de portée de la raisonnance, faites -moi exploser cette planete , l'Armaguedon est en place."

-"Bien Commandeur."

Quinze minutes plus tard, un champ d'asteroides entamait sa course folle à travers l'espace ; balayant des cartes astrales ce qui autrefois portait le nom de Téta Shalish.

A suivre...
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bransheeblue
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 Message Posté le: 16 Oct 2007 21:53    Sujet du message:
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In Memoriam :


L’Ombre se posa sur le tarmac d’Ondin. Il était 00h30 lorsque les portes s’ouvrirent pour laisser descendre l’invitée d’honneur et son cortège mortuaire. Les officiers présents ce soir là , furent surpris de voir Stavia accompagnée d’une toute jeune femme , mais bien plus encore par le cercueil qui la précédait.

Le Haut conseil ypsien attendait dans le hall de débarquement ; les visages tendus mêlés du plaisir de revoir leur ancienne associée affichaient un air grave de circonstance. Les pavillons étaient en bernes, même l’ange revêtait le brassard du deuil.

La cérémonie se déroula comme dans un brouillard, le corps fût porté en terre dans un silence recueilli. Sans larmes, la peine était bien trop profonde ; bien au-delà des larmes. Tous s’étaient préparés à ce retour funeste, mais aucun n’avait pu tout à fait renoncer à l’espoir fou d’une fin meilleure.

Le saule battait l’air d’un chant lugubre, tout jusqu’à la lumière semblait maussade, un fond frais s’était abattu comme l’annonce d’un hiver précoce.
Ypso était en deuil et même la rivière semblait avoir ralenti sa course.
Tous se refusèrent aux adieux, préférant un au revoir. Aucun invité n’était présent, partageant leur douleur dans la plus stricte intimité.

Une collation fût servie dans le salon privé du conseil , ainsi que dans chaque salle communale des peuples rattachés à ypso. Les miroirs voilés de noir , les horloges arrêtées.

Galadrie et Stavia echangèrent quelques mots . A la fin de leur echange, stavia tenait à la main un trousseau de clés. Rejoignant sa fille , à qui l’ange tenait grande conversation, elle l’entraina à travers les couloirs , jusqu’à ce qu’elles arrivent devant une porte ouvragée. Tournant une clé dans la serrure, elle s’écarta afin de laisser entrer la jeune fille.

-« C’est ici qu’elle vivait lors de nos séjours sur Ondine ». Elle ouvrit les lourds rideaux de velours afin de laisser entrer l’eclat opalescent du clair de lune. Ouvrit la porte fenêtre, laissant entrer l’air parfumé de la nuit. « Visite , prends ton temps , Dame Galadrie nous y autorise ».

Un tableau accroché au mur reteint leur attention. Stavia sembla plonger un moment dans les méandres du passé. Glissant les doigts sur les aspérités du tableau, parlant plus pour elle-même.








-« Ce jour là nous fêtions la première année de création d’Ypso. L’Alliance avec le Cercle était déjà bien encrée, et je prenais le chemin de l’Obscure un peu plus chaque jour. Toute notre philosophie se basait sur l’Equilibre entre l’ombre et la lumière. Un peintre de passage, nous proposa de poser. Tu aurais dû voir son regard lorsqu’elle a découvert l’œuvre achevée. Tout ceci était né de notre amitié. Nous pensions que nous pouvions faire de notre exception un Monde. En vérité, elle a toujours été plus tolérante que moi. Cette œuvre est belle. Tu peux la prendre avec toi si tu le souhaites …ou bien rester ici ».

Maeve la regarda d’un œil étrange, et l’espace d’un instant oublia de fermer son esprit. Ses pensées lisibles comme un livre ouvert.

-« Non je ne veux pas te laisser derrière moi. J’ai passé trop de temps à te chercher pour te perdre encore une fois. Mais tu as le choix. Me suivre, avec tout ce que cela implique, ou rester auprès de l’Ange. »

La petite tourna son regard vers la toile et s’absorba dans ses pensées. Un silence presque tendu s’installa.

-« Je veux venir avec toi ».

-« Alors, prends ce dont tu as besoin et partons. Laissons les Ypsiens faire leur deuil dans l’intimité. »

-« J’aimerais voir où tu vivais ».

Elle acquiesça et poussa une porte dissimulée derrière une tenture. La pièce était plongée dans le noir . Machinalement, d’un geste mille fois répété, elle alluma la petite lampe sur le guéridon. Illuminant un portrait accroché au mur.

Maeve en resta muette .





-« Celui là a été fait à ma demande par le même artiste. Il m’a semblé qu’il avait su capter son âme. Emportons-la aussi. Après tout, elle m’appartient. »

La jeune fille faisait le tour du bureau , regardait partout comme si elle cherchait à se faire des souvenirs d’une vie qu’on lui avait volé.Puis se tournant comme saisie.
-« Est-ce que mon frère a vécu ici, avec toi ? »

-« Non, notre demeure se trouve sur l’Ancien Monde, sur le sol de mes ancêtres. Je t’y mènerais ; tu as encore quelqu’un à rencontrer. »

Il était 3h00 passé lorsqu’elles prirent congé des ypsiens. Dans la soute de l’Ombre, un hôte très particulier commençait de reprendre connaissance , lorsqu’il ouvrit les yeux, une meute l’encerclait. D’un cauchemar il émergeait sur un autre.

Une voix d’homme lui parla doucement.

-« Je ne sais pas qui vous êtes, ni ce que vous lui avait fait ; mais s’il y a une chose dont je sois sure c’est qu’elle va vous le faire chèrement payer. Je m’appelle Spencer et je tiens bien trop à ma vie pour vous aider ; alors inutile d’essayer quoi que ce soit. A présent , dormez. »

Une seringue à la main il administra une forte dose de sédatif au prisonnier, qui sombra presque immédiatement dans un sommeil de plomb.

Dans la cabine privée du commandeur , on entendait filtrer quelques éclats rires, mêlés de larmes parfois. Puis un silence tomba . La porte s’ouvrit sur la mere et la fille, main dans la main, se dirigeant vers le poste de pilotage.

-« capitaine, montrez moi la localisation de cette planète que nous avons croisé en arrivant , ma fille souhaiterait débuter son apprentissage , et je ne vois pas de raison de différer sa demande. Il est plus que temps de dérouiller les jambes de nos soldats pour la Gloire du Cercle. Ouvrez-moi une ligne sécurisée pour le Siège. »

La connexion s’ouvrit et le visage de Masteria apparu sur le poste d’holotransmission.

-« Maitre , je souhaiterais reprendre le commandement des troupes de la GCA au nom du Cercle ; et ainsi débuter sans tarder la formation de ma fille. Se trouve-t-il des obligations pour différer cette demande ? »

-« Je me demandais quand vous prendriez enfin vos responsabilités vis-à-vis de vos nouveaux associés. Il est plus que temps en effet de faire vos preuves. Faites honneur au Cercle. »

-« Bien Maitre. Qu’il en soit ainsi. »


A suivre ...
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bransheeblue
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 Message Posté le: 17 Oct 2007 11:54    Sujet du message:
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LA FAUCHEUSE :



Aqeminemp ; 120 degrés est , 42 degré nord du cadran septentrionale Universel.




L'Ombre se posa sur le tarmac de fortune . Dans la cabine du Commandeur, les generaux attablés autours d'elle, etudiaient avec attention le relevé topographique , ainsi que les situations géo-politiques. Les premiers rapports avaient fait état de forces en presence , emanant de differentes polarités. Ce qui ne manquerait pas de créer des tensions , ou d'en deporter de déjà existantes.

La ligne nord-est etait tenue par le Comte de Saint-Germain nouvel aspirant novice de l'AO ; homme courtois mais bien trop eloigné pour l'heure pour presenter un quelconque probleme .Les bases de l'est etaient tenues par le dirigeant Box57 , un parfait inconnu qu'il faudrait vite apprendre à connaitre. Il etait majeur que ces deux frontieres là se tiennent en respect le plus longtemps possible.

Le centre avait reçu un hôte de marque dont il faudrait tenir chaque manoeuvre à l'oeil ; le dirigeant Kikigoal n'etant plus un apprenti depuis fort longtemps, l'etablissement de sa base en si grande proximité des installations strategiques allait être un probleme à considerer tres rapidement.

Le sud ouest etait occupé par la corporation Dictateur68 , dont les premices tyraniques avaient fait des remous auparavant , de dire de couloirs il faudrait s'en mefier . Venait enfin l'adversaire le plus proche , celui dont il faudrait s'occuper le plus rapidement; Soleil levant.

La base des armées de la GCA dans ce petit trou etriqué nommé H18 de façon tout à fait barbare , mais dont la "souriciere" lui semblait plus indiqué , allaient devoir jouer des coudes pour s'extraire de ce bourbier de boue gelée et de gravas enneigés.

Les autochtones avaient fait plutot bon accueil à ces militaires à l'allure etrange et à leur chef encore plus etrange, flanquée d'une toute jeune fille . Drôle d'equipage que celui-là de prime abord.
Au vu des differents relevés, l'operateur pris en charge de commander le materiel , les ressources et les vivvres necessaire à cette expedition.La temperature avoisinait les moins 40 en pleine journée pour chutter désagreablement en dessous de moins 60 la nuit. Elle plaignait sincerement tous les fous de tank dont les chaines ne manqueraient pas de souffrir du gel.

Le samovar chauffait sous sa tente , diffusant une chaleur somme toute bien venue dans l'habitacle de fortune qui lui servirait de demeure pour un temps indeterminé. La petite etudiait les cartes , les strategies militaires et diplomatiques avec beaucoup de soin. Donnant son avis sur tout et s'impliquant jusque dans l'etablissement des differents avant postes.
La conquête des villages voisins ne posa aucune difficulté , remontant le moral des troupes que le froid syberien enlisait un peu, et permis à Maeve de prendre ses marques .

La premiere manoeuvre diplomatique fut de lancer un appel massif à neutraliser les territoires centristes . Pour ce faire un traité temporaire dut être signé avec Soleil Levant. Ce dernier devant s'occuper de l'apprenti tyran pendant que les forces de la GCA entreraient en contacts non pacifiste avec le dirigeant Kikigoal et ses troupes armées.
Le Comte repondi à l'appel , avec un enthousiasme edifiant ; que la non reactivité de son adversaire devait rendre serein sur les conquêtes à venir.

Au matin du huitieme jour , le dictateur reprit ses clic et ses clac et deserta lachement sa base au profit d'un soleil levant qui à present pouvait songer à s'etendre sans difficultés .
Les armées de la GCA se retrouverent enfermées entre les bases centristes et celles de son voisin grandissant. De l'autre côté de la frontiere , les combats faisaient rage entre le Comte et Kikigoal . Ce dernier tenant en respect le novice de main de maitre ; car au vu des rapports atterrissants sur les bureaux , les convois venaient de cesser , il allait donc devoir se contenter des productions locales pour maintenir l'ennemi à distance de sa base strategique.

Les manoeuvres militaires avaient repris leur droit entre les deux derniers survivants des territoires de l'ouest ; les troupes Gaiennes et Cerclées montaient à l'affrontement . Les reseaux d'espionnages et de surveillances de la GCA revelaient que kikigoal ne tiendrait plus longtemps face à un adversaire qui accroissait sans cesse sa capacité de production, mais dont l'existence des autres dirigeants semblait lui être totalement indifferente . A croire qu'il se voyait déjà seul et en phase d'optimisation.

Deux possibilités se posaient, face à ce manque certain d'informations, soit le Comte rencontrait d'enorme probleme d'investissement lui interdisant l'emploi d'espions poncutels ou permanents , soit il s'agissait d'une grave erreur tactique relevant presque de l'incompetence.

Un message prioritaire arriva sur le bureau de Stavia dans la nuit du neuvieme jour. Il provenait de Kikigoal ; une demande d'aide pour la preservation de son territoire strategique, ses forces n'arrivant plus à contenir les assauts ; et c'etait déjà un miracle qu'il ait tenu sa ligne aussi longtemps. Devant l'urgence de la situation, la decision fut prise immediatement de faire marche sur les terres du milieu , tournant volontairement le dos à Soleil levant. le stratageme fonctionna à merveille . Dans la confusion d'une retraite imprevisible de son opposant , le general Soleil levant resta un moment dans l'expectative. Ce temps fut mis à profit par les troupes Staviesques pour prendre le controle des territoires clés X3 et X4. Dans le silence de la nuit, les flottes aeriennes avaient entamés leurs frappes sur les troupes du Comte, profitant de l'effet de surprise pour donner à kikigoal quelques heures de repis. La coordination fut parfaite entre les troupes elfiques et les troupes vampiriques. Le compte à rebours etait lancé ; la main mise sur les territoires strategiques allaient concentrer les efforts de guerre des uns et des autres sur les lignes de la GCA ; couvrant d'un même coup cet allié fort mal en point.

96h00 ; 4 jours , pour reussir un tour de force et une demonstration de talent . La petite faisait montre d'un enthousiasme debordant. Toujours sur le pont quelque soit l'heure quelque soit le moment. La fatigue commençait à se faire sentir sous la tente du commandeur , mais ce n'etait pas le moment de desserer les dents.

Pour se remonter le moral et prendre quelques forces, elle prit rapidement l'habitude de consommer les malheureux espions interceptés par ses services de contre-espionnage. Apres tout si l'ennemi avait à coeur de la nourrire si gracieusement, il ne serait pas courtois de leur retourner la marchandise sans y avoir même gouté.

La premiere fois que Maeve se trouva confronté au mode alimentaire de sa mere, un etrange sentiment contradictoire l'anima. Melange de fascination et de degout . Mais ce devait être la fascination qui l'emporterait au final , puisqu'elle finie par lui apporter elle même , apres une seance de torture en bonne et dûe forme , les inconscients qui n'avaint pas su resquiller entre les mailles du filet . Stavia avait fini par se dire qu'au bout du compte sa fille lui ressemblait bien plus qu'elle ne se l'etait imaginé.

Le temps vint d'enseigner à sa fille que pour gagner il faut savoir perdre ; que la victoire passait parfois par la necessité de ne pas empecher l'adversaire de prendre le controle de certains territoires ; mais de se concentrer sur le plus important. Le manque de coordination et les initiatives malheureuses des opposants se conjuguèrent à merveille , offrant l'oportunité tant attendue.



L'alliance avait rempli son rôle en defendant jusqu'au bout les interets de l'elfe , et l'inefficacité de l'adversaire avait permis un replis strategique afin de preserver ceux du Cercle.

Au soir du 13eme jour, il devint evident que la victoire ne pouvait plus lui echapper. Dans la nuit du quatorzieme jour un message emanant du cadastre l'informa de ce qu'elle savait déjà :


Citation:
Victoire de Stavia

Vous avez pris le contrôle de la planète en tenant les territoires stratégiques. Vous en devenez le propriétaire légal et avez expulsé les corporations encore présentes. La corporation planétaire terrienne vient d'enregistrer votre victoire et vous bénéficiez dès à présent de tous les avantages que vous confère cette planète.


Ses armées n'avaient pas demerité , bien au contraire . Le Maitre serait satisfait de l'usage qu'elle avait fait de son enseignement .En cet honneur , ce petit cailloux orbitale à champ gravitationnel fût rebaptisé : La Faucheuse.

A la Gloire du Cercle.

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bransheeblue
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 Message Posté le: 16 Sep 2008 11:07    Sujet du message:
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Maeve regardait, incrédule, les épaules secouées de sa mère. La tête penchée au dessus de son bureau, les cheveux cachant son visage.
La jeune fille traversa la pièce, alarmée, pour se retrouver face au visage hilare de Stavia.


-« Maman ? «

-« Oh Maeve, viens, approche, je suis en train de savourer le dernier épisode des « bouffons en folie », cela faisait presque un demi siècle que je n’avais rit autant. «

http://origine.battlecorp.com/forum/viewtopic.php?t=15761&highlight=


-« fais moi penser à leur envoyer une boîte de clous. Les meilleurs ; les fameux « clous à Dédé ».

-« les clous à Dédé ? Mais qu’est-ce que c’est ? «

-« Ah tu n’as pas connu Dédé, un homme charmant et plein d’humour. Je lui dois mon dernier fou rire. Brave homme, vraiment. Laisse moi te raconter l’histoire de Dédé et de ses fameux clous.

Dédé, donc, était employé dans une petite manufacture de clous, vis et boulons, dans un bassin minier et pauvre de L’Irlande. Son employeur dût déposer le bilan et notre ami se retrouva du jour au lendemain sans travail et sans argent pour nourrir sa famille. Durant de longues semaines, il chercha en vain, un nouvel emploi. Puis un soir de déprime, il eu l’idée géniale de monter sa propre entreprise de clous : « les clous à Dédé «. Fort de son expérience, sa petite entreprise prit de l’élan, mais il sentait bien que la réussite n’était pas loin. Il lui manquait un petit quelque chose pour vraiment percer. La communication. Il se mit alors à la recherche d’un slogan, d’une image. L’idée lui vint en pleine nuit. Au petit matin, toute la ville regorgeait de panneaux publicitaires portant l’image du christ sur sa croix, avec marqué en dessous : « avec les clous à Dédé, c’est pour l’éternité ».

En quelques mois il devint un homme extrêmement riche. Mais il reçu un soir une visite fort surprenant. L’archevêque en personne frappa à sa porte.

-« Dédé, ça fait des mois que le diocèse ferme les yeux sur ta campagne publicitaire, maintenant que tu es riche, il conviendrait de décrocher le christ. »

-« Je comprends Mon Seigneur, j’y veillerais dés demain. «

Fort content de son entretient l’archevêque reparti aussi vite qu’il était venu. Au petit matin, tous les panneaux publicitaires de la ville portaient une nouvelle affiche ; La croix debout fièrement et le christ étalé au sol, portant comme légende : « avec les clous à Dédé, ça ne serait jamais arrivé «.
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 Message Posté le: 30 Sep 2008 13:13    Sujet du message:
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Un Peu de Sang neuf :

Le Siége, pôle économique et sociale de L’Empire du Cercle ; salle de réunion, deux heures trente du matin heure locale.


« …Et malgré l’inconstance de nos ennemis et les perigrinations économiques universelles, nous conservons notre position au sein de cet univers. Nous pouvons être fiers ; quelques uns de nos plus farouches opposants n’ont pas survécus aux houleuses agitations de l’année qui vient de passer. Il convient pourtant de réinvestir dans les plus brefs délais les bénéfices perçus lors de nos pillages, afin d’assoire sinon de conforter nos positions. L’Empire du Cercle doit pour cela songer activement à élargir ses possessions. Ainsi j’engage chacun de vous à faire le tours de ses terres et de son portefeuille d’actions, afin de dégager les dividendes nécessaires à une expansion territoriale d’envergure. Il est grand temps, il me semble que chacun d’entre nous se reprenne et agisse pour les intérêts du Cercle. Que ceux que la paperasse fatiguent, se fassent connaître, afin d’enrôler les contingents nécessaires. Quand aux autres, reprenez vos comptes d’apothicaires du moment que cela rapporte, tout me va. Pour ce qui est de la politique étrangère, elle sera simple : tout ce qui n’oeuvrera pas pour le Cercle, sera purement et simplement éradiqué.

Bref, Messieurs, vous l’aurez compris, les temps changent et les affaires reprennent. J’ai grand faim et mes réserves naturelles de bétails commencent à faiblir ; j’aimerai assez faire bombance pour les fêtes de la nativité. Cher Sigwald j’espères que vous aurez laissé les clous des murs présidentiels vacants de toute décoration, il me plairait d’y accrocher de nouveaux trophées. Et enfin, pour en finir avec cette réunion, merci à tous de votre confiance, j’aime à croire que la dictature qui s’annonce sera longue et prospère pour chacun de nous. La saison de la chasse est officiellement ouverte ! «

Les quinze représentants du Cercle se levèrent, quittant la table de marbre noir. Seul Masteria, s’attarda un instant en présence du nouveau dirigeant des intérêts du Cercle.

-« Alors ma jeune apprentie, beaucoup de chemin a été parcouru depuis cette époque un peu fade où vous hésitiez encore sur la marche à suivre, confortablement installée dans un autre fauteuil présidentiel, n’est-ce pas ? «

-« oui Maître. Ce temps me semble fort lointain à présent et la marche à suivre beaucoup plus claire. Je saisie cette occasion pour vous remercier encore de vos précieux enseignements. Qu’il me soit donné de vous rendre entière satisfaction. J’espère que nos actionnaires ne se feront pas prier pour satisfaire mes exigences, sans quoi je crains qu’il me faille opérer une coupe franche et prendre de l’avance dans le cahier des départs en retraite. «

Un petit rire froid accueilli ce propos non moins chaleureux.

-« En effet, il faudra peut-être envisager un remaniement du personnel ; mais à ce jour vous êtes assurée du soutient de nos associés et cela n’est pas négligeable. Veillée seulement à ne pas avoir le cœur trop tendre. »

-« Pour cela, il faudrait encore que j’en ai un Maître. Mais allons ! Il est grand temps que notre emblème fasse frémir à nouveau jusqu’aux confins de cet univers. Il me reste quelques menus détails à régler pour que cela advienne. Si vous le permettez, je vais prendre congé de vous et vaquer à ces désagréments. «

Elle parti sans un mot de plus, et entra silencieusement dans le bureau présidentiel. Durant tant d’années elle avait convoité ce poste, chaque pas ne se faisant que pour atteindre cet objectif. Et voilà que ce jour tant désiré était enfin venu. Une Aube Rouge allait enfin pouvoir se lever pour la Gloire du Cercle.
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La où le naïf voit des étoiles, moi je vois des mondes à dominer.

Stavia « Sic gorgiamus allos subjectatos nunc ».

La Faucheuse du Cercle.
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