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bransheeblue Hyène de Forum

Inscrit le: 26 Fév 2005 Messages: 3399 Localisation: si tu ne le sais pas, c'est que tu es déjà mort ...
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Posté le: 13 Jan 2006 10:07 Sujet du message: |
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LE REVEIL :
Une semaine déjà. Le manoir bruissait du pas cadencé des soldats de la garde rapprochée envoyés par le Cercle.
Comme hébétée, elle rasait les murs sombres de la demeure, qui n’avait jamais autant ressemblée à un mausolé. Les murs couverts de tentures sombres avalaient le peu de lumière filtrant au travers des lourds rideaux de velours noir.
Les voix des domestiques se faisaient discrètes, tout n’était que murmures, chuintements et regards entendus.
Une ombre parcourait les longs couloirs, dédales incessants, que seul le froissement d’une cape annonçait à chaque tournant. Elle glissait sur les dalles froides, laissant un regard fou et vide dévorer ses pensées.
Le sommeil l’avait fuit aussi sûrement qu’elle le désirait. Depuis son réveil, dans les brumes comateuses de la transe dans laquelle Kalisto l’avait plongée, elle errait, silhouette fantomatique que personne n’osait plus approcher.
Elle avait refusé de voir le petit, arguant qu’elle ne saurait le voir sans chercher les traits de sa fille dans les siens.
Mais ce matin, ses pas, comme muent par leur propre volonté, l’avaient menée jusque dans la nursery. Sans trop savoir comment, elle se trouvait, debout, devant le petit lit et observait en silence ce petit être dormant. Ses petits poings serrés contre son visage. Elle y demeura un long moment, oubliant presque de respirer. Il était magnifique, parfait.
Deux petits yeux noirs s’ouvrirent sur elle, la transperçant jusqu’au cœur. Il ne pleurait pas, se contentait de fixer son regard sur elle, comme un appel muet.
Machinalement, elle tendit les bras et serrât le petit corps frêle contre elle. Une odeur de caramel lui chatouilla les narines, enfouissant son nez dans le léger duvet recouvrant le crâne de son fils.
Une lame chauffée à blanc lui foudroya les entrailles. Ses jambes ne la portèrent plus. S’effondrant, à genoux, sur le tapis moelleux, son fils blottit contre sa poitrine, elle senti quelque chose se déchirer en elle. Peu à peu, il la ramenait à la réalité, de sa simple présence chassait les ténèbres abrutissantes dans lesquelles elle s’était enfermée.
Il fouissait, cherchant de sa petite bouche à se nourrir de cette odeur maternelle. Elle prit une miniature de main dans le sienne, en admira la perfection des doigts ornés de minuscules ongles. Admira le galbe d’une oreille, la finesse de la bouche, le contour du menton ; sourit à la vigueur de ses petites jambes la frappant délicatement de leurs petits pieds potelés.
Contre ce petit corps elle n’était plus qu’une boule de chair mole et chaude. Alors surgit de nulle part, un sentiment, comme une rage, comme un instinct ; et la louve s’éveilla en elle.
Sans se poser de questions, elle offrit un sein blanc et nacré en pâture au petit glouton.
Un petit cri de surprise s’échappa de sa gorge lorsque deux toutes petites canines se plantèrent dans sa chair. Il avalait, poussant des petits grognements de plaisir, le liquide chaud et mâte saignant de la plaie.
Et pour la première fois de sa vie, se sentit envahit d’une sorte de béatitude. Lorsqu’il ne fût plus qu’une petite poupée de chiffon repue, elle le reposa doucement dans le lit caressant sa petite tête. Un baiser, et sans un bruit, quitta la pièce.
Elle refit le chemin jusqu’à ses appartements, se saisit de sa cape d’extérieur, ouvrit les portes vitrées menant au parc. Et dans la brume du petit matin, parti. Quelques mètres plus loin, une main se posa sur son épaule.
Surprise, elle se retourna et découvrit le visage d’ Aneto, dirigeant de la A corp et senpai de son époux.
- « Belle journée pour une promenade, n’est-ce pas ? «
- « En effet Messire. »
Sans un mot de plus, ils prirent de concert le chemin remontant vers les bois.
Ils marchèrent en silence un long moment. Débouchant sur la vallée. La brume couvrait de son voile opaque les contours du paysage, et dans le silence cotonneux un cri leur parvint.
Ils stoppèrent leur marche, se regardèrent et sans un mot, se précipitèrent jusqu’à l’origine du son.
Dans un petit vallon, cachés derrière des buissons, un homme frappait à coups redoublés un enfant d’à peine 6 ans. Le petit ramassé sur lui-même absorbait les coups les uns après les autres. Les dents serrées il tentait de ne pas crier, se rendant sûrement compte que cela attiserait la violence qui s’abattait sur lui.
Quelque de chose de rouge tomba devant les yeux de Stavia, une colère farouche emplie sa poitrine. Elle vola presque jusqu’à l’enfant terrifié. Aneto avait parcourut tout aussi promptement la distance, et sur un regard de sa comparse agrippa le garçonnet afin de le soustraire à la fureur de cet homme.
Une main le saisi à la gorge, et avant qu’il ne puisse réaliser ce qu’il lui arrivait, se retrouvait suspendu vingt centimètres au dessus du sol, deux yeux fous le fixant.
« -Alors mon brave on cherche un adversaire à sa mesure ? « Deux crocs carnassiers apparurent sous son sourire.
L’homme gigotait, tel un vers au bout d’un hameçon, la forçant à resserrer sa main sur sa prise. Exhalant une haleine putride de mauvaise bière, d’oignons frits et de pourriture.
Elle pencha la tête de gauche et de droite, jaugeant l’individu, et la jeta violement au sol.
S’adressant à Aneto d’une voix roque :
« - Mon cher, je crois que cette promenade va se révéler bien plus exaltante que prévus. Croyez-vous que je doive lui laisser prendre de l’avance ? »
Avant même qu’il n’ait pu répondre, le vermisseau détalait à toutes jambes.
« -Madame, je crois que voilà votre réponse. » Un rire secoua sa poitrine.
« -Peut-être devriez-nous l’escorter jusqu’au donjon, afin d’y discuter entre gens civilisés ? »
« - Oui cela me semble correct, que l’on aille pas crier sur tous les toits que nous ne savons pas recevoir nos hôtes. »
Au loin la silhouette lourde courrait à perdre haleine , l’enfant terré dans un buisson prés d’eux ne semblait pas savoir s’il devait remercier ou craindre pire que l’affaire dans laquelle on l’avait trouvé.
Stavia s’agenouilla près de lui et d’une voix devenue plus douce :
« -Tu n’as rien à craindre de moi, ni de mon ami. Comment t’appelles-tu ? »
« -Tobbias, madame »
« -Eh bien Tobbias, tu vas prendre le chemin que tu vois là, et te rendre aux cuisines du manoir, dis leurs que tu viens de la part de Stavia. Tu aimes les chevaux ? »
« -Oui madame, à la ferme c’est moi qui m’en occupe. » Dit-il se redressant fièrement.
« -Fort bien. Les miens ont besoin d’un palefrenier qui sache leurs parler, crois-tu que tu puisses être ce palefrenier ? «
« -Oui-da M’dame ! »
« -Alors file ! »
Elle se redresse, et tombe sur le regard perplexe d’Aneto.
« -Eh quoi Messire ? Celui là nous sera reconnaissant de l’avoir tiré de ce mauvais pas, il connaît la région, il pourra se révéler utile plus tard.
A présent, rattrapons notre larron. »
« -Avec plaisir, une petite course ? »
Deux chasseurs se mirent alors en quête de leur proie, exaltés par la peur qu’il dégageait à des kilomètres à la ronde. Ils le pistaient, s’amusant à ralentir l’allure lorsqu’ils étaient à proximité de leur « invité ».
Un loup énorme et véloce, flanqué d’un vampire parcourait la lande mouillée de rosée dans une course affolante, qui pour eux n’était qu’une promenade de santé. Loin, très loin, de forcer l’allure.
En un éclair, l’homme se retrouva propulsé au sol, le visage enterré dans une touffe d’herbe. Deux pattes posées sur ses omoplates le maintenant fermement dans cette posture avilissante.
Une main froide se saisi de ses cheveux et lui releva la tête. Il ouvrit les yeux sur le visage de Stavia.
« -Mon cher vous êtes rapide « Dit-elle en se tournant vers Aneto.
Reprenant forme humaine, et saisissant sa proie par la peau du cou pour la relever d’un geste sec.
« - Et encore, je n’en étais qu’au tours de chauffe. »
Ils rirent et reprirent leur route vers le manoir, Aneto traînant derrière lui le corps inerte du pourceau évanoui, comme s’il s’agissait d’un simple fétu de paille.
De retours au manoir, ils furent accueillit par Sephosty, arrivé depuis peu.
« -Ah ! Bienvenue mon cher Senpai. Vous tombez à point nommé, regardez ce que nous rapportons de notre promenade, j’entrevois là une belle occasion de vous familiariser avec vos nouvelles capacités, une leçon de saignée vous plairait-elle ? «
Et attrapant la tête velue par la tignasse.
« -Regardez, il a l’air tout à fait ravi de pouvoir s’entretenir avec vous, ne trouvez-vous pas ? »
Se tournant vers Aneto :
« - Je vous remercies de votre compagnie et de cette charmante ballade, j’en avais grand besoin. Allons, venez, nous avons une Tea party qui nous attend. »
A suivre ... _________________ La où le naïf voit des étoiles, moi je vois des mondes à dominer.
Stavia « Sic gorgiamus allos subjectatos nunc ».
La Faucheuse du Cercle. |
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A corp Squatteur de Forum

Inscrit le: 25 Mar 2005 Messages: 286
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Posté le: 14 Jan 2006 20:41 Sujet du message: |
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Je vous rejoins Immédiatement Noble Dame, j’ai juste quelques ordres a donner.
Anéto pénétra dans son QG et se mit face a l’holotransmetteur.
Ordinateur, Rapport a Meyr’s.
L’image du Contentieux du CERCLE apparu immédiatement.
- Master « mes hommages ! »
- Alors comment se passe les choses au manoir ?
- Peux de faits nouveaux sont a signaler sauf la capture d’un pleutre qui a violenté un enfant dénommé Tobbias
- Tu ne l’as pas tué ?
- Les choses ne sont pas si simple Master votre dame a décidé de le confier a Sephosty afin qu’il progresse dans le noble art de la Torture et elle a nommé le jeune Tobbias palefrenier
- Comment est cet enfant ?
- Pour le moment il est calme et reconnaissant du geste de la Dame Noire
- Hum ! Hum ! Ouvre l’œil...
- Comme toujours Master mon âme est toute dévouée a l’Empire et a votre Famille
- As tu besoin de renforts ?
- Que nenni, j’ai toute la flotte de l’ A Corp au complet dans l’espace proche et la totalité de mes armées a pris position au sol, de plus comme vous le savez des régiments de toutes les fratries du CERCLE sont également présentes et prêtes a intervenir immédiatement.
- Parfait alors même l’ensemble des troupes ennemies ne pourraient pas vous inquiéter !!! vas maintenant.
Fin de Communication
Le vent redoubla d’intensité au dehors.
L’heure de la Tea party approchait, aneto ajusta son uniforme et se délecta des bruits de ses troupes qui passaient au pas cadencé.
- Lieutenant !!
- Oui Seigneur
- Double le niveau d’alerte
- Il est déjà doublé Seigneur
- Quadruple le alors
- Il en sera fait selon vos souhaits seigneur
- Lieutenant
- Oui seigneur
- Quelle est notre meilleur novice de 6 ans ?
- 14557 Seigneur
- Affecte le aux écuries avec la mission de surveiller tobbias, j’exige d’être informé de toute chose étrange !!
Aneto poursuivi son chemin en direction du manoir avec l’esprit plus au aguets que jamais...
La menace ne peut venir de l’extérieur mais de l’intérieur ? qui sera tobbias pour le jeune Maître un fier défenseur du CERCLE dévoué corps et âme au Jeune Maître ou un sujet non fiable ?
Son esprit vagabondait dans ses souvenir se remémorant une histoire légendaire avec un certain Moïse et un presque frère nommé Pharaon..
Il faut que j’en parle a Sephosty .
Il était arrivé a la porte du manoir, la garde noire le scanna de loin et les cannons des armes se dressèrent fièrement pour lui présenter les honneurs.
Il pénétra dans le manoir ravi de retouver la Dame vampire _________________ "Un bon diplomate est quelqu'un qui peut égorger son voisin sans qu'il s'en aperçoive."
"Dragon Obscur du Cercle"
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trajan Pilier de Forum

Inscrit le: 24 Déc 2004 Messages: 326
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Posté le: 16 Jan 2006 18:38 Sujet du message: |
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La disparition de Kalisto , pilier de l’équilibre ypséen laissait une partie des dirigeants orphelins de leur égérie. Trajan, au fil du temps, tout doucement, s’était profilé comme le bras droit de la Muse. Mais il n’oubliait pas l’accueil de Stavia sur Ypso et l’immense respect et l’amitié profonde qui le liait à la Senseï
Oh, il était bien parfois un peu inquiet de la déchéance de son amie et des débordements, parfois inqualifiables de celle-ci, mais toujours il trouvait en lui la sérénité et la force du pardon, après tout, cela était sous tendu par la prophétie et il manifestait une compassion et une tolérance indéfectible pour sa belle amie à l’âme tourmentée. Et puis, selon les convictions de Trajan, Stavia était plus à plaindre qu’à blâmer.
Mais, la disparition de Kalisto le plongeait dans une certaine perplexité, il comprenait moins l’engrenage des évènements. Le chemin de la lumière paraît parfois obscur, celui du progrès rétrograde, la vertu suprême paraissait vide et la candeur souillée. Oui, il savait que Ypso pouvait compter sur la plupart des amazones et des compagnons mais il savait aussi que la dualité de Calypso nécessitait un guide spirituel afin d’équilibré chaque face de la force.
Ce n’était pas Calypso qui était en danger, mais la paix de l’univers. La disparition, l’enlèvement ( ?) de la Muse, avait mis les forces du Cercle en émoi. Le puissant consortium, entraîné dans la rage du Prince avait déployé une armée titanesque autour du manoir qui aurait suffit à décourager les velléités guerrières de l’univers tout entier et tout cela pour retrouver Kalisto et surtout l’enfant. Impressionnante et pathétique démonstration de force, qui résonnait presque comme un aveu d’impuissance..
Trajan s’était mis aussi, à l’instar de ses compagnons, à entendre la Muse en rêve, il l’a voyait majestueuse lui murmurant doucement ses oracles.
Le vieux dirigeant pensait beaucoup à l’infante, frêle créature, jouet du destin, ange jeter en pâture aux ambitions le plus viles. Il pressentait que cette petite avait un rôle déterminant à jouer et il éprouvait dans la moelle de ses os la conviction qu’il devait se mettre en marche, qu’elle était la clef, que Kalisto devait s’effacer. Etait ce cela le message sibyllin qui peuplait ses nuits ? Cette enfant, souple et faible comme l’eau, vaincra t’elle un jour le plus dur et le plus fort car comme l’eau rien ne la surpassera et rien ne saura la remplacer ?
Les barrages dressés par Le Cercle étaient d’une efficacité redoutable, Trajan eu les plus grandes peines du monde à franchir tous les check points. Il dû même faire appel à son ami le Prince, qu’il venait de quitter, afin d’obtenir un laisser passer tellement les troupes sombres étaient intransigeantes et nerveuses.
Enfin, il se présenta à la porte du manoir, l’elfe noir semblait soulager de le voir. Le jeune senpaï de Stavia lui lança un sourire énigmatique sous sa cape noire.
Voulez-vous que je vous introduise dans les appartements de notre dirigeante ? souffla t’il.
Non Sephosty, vous êtes gentil, dites lui simplement que je suis là, elle comprendra. |
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bransheeblue Hyène de Forum

Inscrit le: 26 Fév 2005 Messages: 3399 Localisation: si tu ne le sais pas, c'est que tu es déjà mort ...
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Posté le: 20 Jan 2006 12:34 Sujet du message: |
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On le fit entrer dans le bureau de Stavia. Il y avait quelque chose de pesant dans l'atmosphere de cette pièce, comme une grande ombre menaçante. Il lui semblait sentir un air froid penetrer sa chair jusqu'aux os, et le geler jusqu'à l'âme.
Quelque chose s'etait produit , quelque chose s'etait brisé et il pouvait le sentir.
Un frottement sur le tapis lui fit tourner la tête . Elle etait là, debout devant lui, couverte de sang , le regard vide . Lorsqu'elle vint jusqu'à lui, il nota qu'elle se deplaçait encore plus vite que d'habitude. Ses dons s'affirmaient, ce qui expliquaient l'atmosphere lugubre de la piece.
D'un geste de la tête , elle le salua et contourna le bureau pour s'assoire dans son fauteuil. Lorsqu'elle degraffa la cape qui l'enveloppait, il s'apperçu que même ses vêtements etaient souillés et que ses cheveux, collés par endroit en de grosses méches rougies, se plaquaient à ses epaules.
Une voix rauque et detachée emplie la silence:
-" Mes hommages cher ange. Je suis réellement navrée de ce retard , j'étais occupée à une autre affaire et je n'ai pas vu le temps passer. Que me vaut le privilège de vôtre visite ?"
Il fut surpris par le ton sarcastique et l'etrange sourire , mais ne laissa rien paraitre.
-" Mes hommages Sensei. Ma demarche est des plus simples. Les Ypsiens sont inquiets et qui pourraient les en blâmer quand leur Muse disparait et que leur Sensei ne se montre pas. Biensure tous comprennent que vous ayez besoin de temps pour vous remettre du choc des derniers evenements, mais ..."
-"Mais quoi ? Je me dois d'abord à mon peuple ? A mes associés ? "
-"D'une certaine façon, oui. Et si je suis là aujourd'hui, c'est dans l'espoir de ne pas repartir sans vous."
Elle se leva et marcha lentement jusqu'à la fenêtre et s'absorba dans la contemplation du paysage. Puis se retournant vers Trajan:
-" Pourquoi ne posez-vous pas la question qui vous agite l'esprit ?"
-" Parceque je sais que vous m'en parlerait au moment qui vous conviendra."
Elle lui sourit et un petit rire de gorge lui echappa. Mais son visage restait etrangement froid.
-" je n'ai jamais reussi à penetrer vos pensées. Vous savez fermer votre esprit à mes intrusions.J'admire cela chez vous. Cette maitrise parfaite , cette capacité a savoir toujours quoi dire et comment." Se retournant à nouveau vers la baie vitrée. " Elles me manquent"
Un long silence s'installa, durant lequel chacun s'enferma dans ses pensées.
Revenant à son bureau et appuyant sur l'intercom posé :
-" Sergent, faites prevenir que je rentres sur Ypso. Veuillez à ce que l'on prepare mes affaires et celles de mon fils. Et faites prevenir mon epoux."
Trajan se léva de son siege :
-" Je suis ravi de cette decision, je ne vous le caches pas. Nous aurons donc tout loisir de nous entretenir durant le voyage, et d'etudier ensemble la situation. Je vous laisse vous preparer . Au besoin vous me trouverez dans le jardin."
Il quitta le bureau laissant Stavia à ses preparatifs. Au detours d'un couloir, il rencontra Elfe Noir . Le jeune Senpai ne savait surement pas encore maitriser ses dons, son apprentissage ne faisant que debuter. Peut-être lui serait -il aisé de savoir ce qu'il s'etait produit. Elfe noir etait agité , comme un enfant qui vient de recevoir un cadeau merveilleux, il ne faudrait surement pas le pousser beaucoup pour qu'il se confie ne serait-ce qu'un peu.
Au bout d'un quart d'heure de conversation, il comprit l'essentiel de l'affaire mais ne sut pas les details. Quelque chose d'epouvantable c'etait passé et la seule personne qui puisse l'informer se trouvait dans les catacombes du manoir en attente d'être interrogé par Myers.A moins qu'il ne trouve un autre temoin .
Il se rendit aupres de son plus fidel capitaine, un homme de confiance, d'une discretion absolue.
-" Capitaine tachez de me trouver un temoin de ce qu'il s'est passé ce soir. C'est extremement important .La plus grande discretion s'impose, vous ne ferez votre rapport qu'à moi. Ramenez moi ce temoin s'il existe."
-" Par où dois-je commencer Messire ?"
-" Par l'Abbaye."
Le capitaine parti sur le champ, laissant Trajan seul avec ses pensées et ses inquietudes. Redoutant d'apprendre ce qu'il pressentait déjà . A la seconde où il avait posé le pied sur ce sol , il avait su ...mais quoi ?...
A suivre _________________ La où le naïf voit des étoiles, moi je vois des mondes à dominer.
Stavia « Sic gorgiamus allos subjectatos nunc ».
La Faucheuse du Cercle. |
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bransheeblue Hyène de Forum

Inscrit le: 26 Fév 2005 Messages: 3399 Localisation: si tu ne le sais pas, c'est que tu es déjà mort ...
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Posté le: 24 Jan 2006 10:56 Sujet du message: |
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Ils avaient profités du voyage de retours pour faire le bilan de la situation ypsienne. Une conference holographique s'etait tenue afin de prendre les mesures necessaires en accord avec le conseil.
Il n'avait toujours pas abordé le sujet qui agitait ses pensées, preferant surement attendre le rapport de son officier. Ils s'etaient donc separés dés leur arrivée sur Ypso, chacun rejoignant ses quartiers.
En debut de soirée, le bruit des turbines du croiseur Hesperus avait secoué le silence de la nuit tombante. A peine arrivée, elle repartait...
Bordure exterieur , planete Niyunpe:
Une odeur de gomme chauffée emplissait l'air environnant le tarmac. Les hommes debarquaient les chargements , tandis que d'autres prenaient contacte avec les volontaires residants déjà sur place.
Elle etait assise à son bureau de fortune , dans l'espace clos de sa tente, parcourant du regard les cartes topographiques lorsque le caporale O'Worthy entra:
"- Commandeur, voici les rapports de nos eclaireurs ."
"-Ah! Tres bien , je les attendais justement. Ce sera tout vous pouvez disposer."
Elle compulsait rapidement le dossier lorsque son attention fut retenue par un nom : Aneto.
Les gardes postés devant ses quartiers sursauterent en entendant son rire .
Alors comme cela ils avaient eu la même impulsion... Elle ferma les yeux un instants et revit en pensée le visage deconfit du moine lorsqu'il avait posé les yeux sur Aneto quelques jours auparavant... quelle frayeur sy etait inscrit !
Chassant ses reminiscence d'un hochement de tête, c'est avec un sourire qu'on ne lui avait pas vu depuis longtemps qu'elle se rendit au poste chargé des communications.
A son entrées , les soldats operateurs se leverent d'un bloc et saluerent leur commandeur .
"- Repos messieurs. Qui d'entre vous est chargé des transmissions ?"
Un jeune soldat rougeot et intimidé pris la parole:
"- Moi Commandeur."
"-Fort bien, suivez moi j'ai des couriers à vous dicter."
Message à l'attention de Trajan:
| Citation: | " Mon cher ange,
Mon croiseur vient de se poser sur le sol de la planete Niyunpe, 164 degrés ouest, longitude 42 du cadrant Ypsien . Les relevés topographiques nous indiquent qu'il serait profitable et rassurant pour nos investisseurs de ralier cette contrée à notre cause.
Je n'ai pas trouvé de moyen plus probant pour rassurer les Ypsiens sur mon implication que de reprendre le contrôle de mes armées. La discution qui fut la nôtre lors de notre voyage vers Ypso m'a fait comprendre qu'il n' y a rien de plus prejudiciable que l'absence d'un commandeur pour créer le trouble et l'incertitude. Nous avons besoin plus que jamais de montrer au reste de cette galaxie qu'il leur faudra composer avec nous , et qu'ypso bien qu'ebranlée n'est pas à terre. Quand à nos associés, j'esperes que ce regain d'activité leurs demontrera que je suis toujours là , fidele.
Bien à vous Stavia Sensei. |
Message à l'attention d'Aneto:
| Citation: | "Messire ,
Voilà peu nous parlions d'entreprendre une petite promenade de santé , et si j'en crois mes rapports il semblerait que le moment soit venu . Comme je me rejouies de vous savoir sur cette contrée reculée et abandonnée des Dieux et des Hommes!
Deux predateurs pour une même reserve, voilà qui promet d'être sportif. Affutons, donc, nos armes et voyons lequel de nous deux rapportera le plus gros gibier pour le souper, le retardataire offrira le café.
Mes marmitons sont au garde à vous , mon cuisinier affute ses lames. Soyez assuré cher ami du plaisir que j'eprouves à me confronter à vous. Dans cette entreprise nous oeuvrerons pour les interets de nos investisseurs respectifs, avec la certitude que tout cela se deroulera dans le meilleur esprit.
Et comme on dit par chez nous: la chasse est ouverte.
Avec toute mon amitié ,Stavia Sensei. |
Le soldat reparti à son poste , laissant derriere lui son commandeur. Finalement, ce qui etait au depart un coup de tête , semblait se reveler tout à fait opportun...
A suivre _________________ La où le naïf voit des étoiles, moi je vois des mondes à dominer.
Stavia « Sic gorgiamus allos subjectatos nunc ».
La Faucheuse du Cercle. |
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bransheeblue Hyène de Forum

Inscrit le: 26 Fév 2005 Messages: 3399 Localisation: si tu ne le sais pas, c'est que tu es déjà mort ...
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Posté le: 30 Jan 2006 15:24 Sujet du message: |
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Pendant ce temps :
La pluie battait les vitres sales du Black Oak. Newport se diluait sous les averses incessantes, noyant les berges de la Brown Oak River dans un épais bouillon de terre charriée.
La porte s’ouvrit, frappant le mur sous l’assaut d’une bourrasque, et laissa entrer un petit homme frêle. Sans un mot, le regard rivé au sol, il prit place dans le fond de l’auberge.
D’une main tremblante et noueuse il saisit la chope de bière posée devant lui, et d’un trait en vida le contenu.
Ses petits yeux nerveux parcouraient la salle, le corps agité de sursauts à chaque entrée.
La porte vola de nouveau, et dans un tourbillon de pluie et de feuilles mortes, un voyageur fit son entrée. Il resta un instant figé sur le seuil, cherchant quelque chose du regard. Il fini par trouver ce qu’il cherchait et marcha d’un pas rapide et sec jusqu’ au petit homme.
Otant calmement sa cape, dispersant l’eau qui s’y était déposée, avant de l’accrocher prés de l’âtre. Il saisit au passage, un pichet de Beamish et s’assit sur le siège d’en face.
Quelques buveurs, que l’alcool rendait jovials, animaient la salle de chants traditionnels tandis qu’un autre les accompagnait d’un piod Uillean.
Les voix couvraient les murmures que l’on s’échangeait quelques tables plus loin.
-« Excusez-moi de mon retard. La pluie a coupé la route 200 mètres plus haut, a force de gonfler le lit de la rivière. »
Un murmure chevrotant lui répondit, l’obligeant à tendre l’oreille :
-« Je viens juste d’arriver. Mais je le regrette déjà, je n’aurais jamais dû venir. Un bateau m’attend à quai. Alors posez vos questions que je puisses quitter cette région au plus vite. Vous êtes venu seul ? »
Il scrutait l’assemblée, s’agitait sur sa chaise.
-« Allons calmez vous, vous ne passerez jamais inaperçu en gesticulant de la sorte. Bien sur que je suis seul. Je n’ai qu’une seule question à vous poser…Que s’est-il passé cette nuit là à l’Abbaye de Ballintubber, Frère Jonas ?
Le moine pali dangereusement, ses yeux s’emplirent d’une terreur tellement forte que ses pupilles n’étaient plus que deux têtes d’épingles enfoncées dans deux globes oculaires d’un bleu irréel.
-« Ce qu’il s’est passé cette nuit là …Nous n’aurions jamais dû accepter de prendre part à cette infamie. Le Père Sullivan avait été contacté quelques temps auparavant par une femme désirant garder l’anonymat. «
-« Mais que deviez-vous faire ? »
-« Rien justement. Strictement rien. Et c’est exactement ce que nous avons fait. Le Frère Antoine était chargé de garder la porte, qu’il ne devait ouvrir sous aucun prétexte. La femme et sa suite, attendaient. Je ne sais pas pourquoi, mais comme il suffisait de garder porte close, tous acceptèrent de faire la sourde oreille. Pour racheter notre faute, le Père Sullivan avait imposé un vœu de silence. »
Il saisit le pichet se servant généreusement en bière. Ses mains tremblaient tant qu’il en versa sur la table.
« -Nous n’aurions jamais dû …jamais … Lorsqu’elle vint demander de l’aide, j’ai su que nous venions de signer notre arrêt de mort. Tous nous savions que Milady attendait un enfant, et lorsqu’elle fût surprise par la tempête, le travail ayant commencé, en bons serviteurs de notre Eglise nous aurions dû lui ouvrir. Nous ne savions pas ce qui devait lui arriver après…ça je le jures sur la sainte bible ! «
Sa voix était montée d’une octave. Il inspirât profondément et poursuivit, son interlocuteur ne le quittant pas des yeux.
« - Tout a commencé à la tombée de la nuit. Les vêpres venaient de finir, nous nous apprêtions à dîner, lorsque des coups furent donnés à la porte. Frère Antoine, toujours chargé de la garde parti voir de quoi il en retournait. J’ai suivit de loin, me dissimulant derrière l’une des colonnes du cloître. De mon refuge je pouvais voir sans être vu, et entendre tant la résonance dans le silence de ces vieilles pierres est forte. Une voix d’homme me parvint, qui n’était pas celle du Frère Antoine… »
Il se pencha vers son interlocuteur, l’invitant à en faire même, et murmurant à son oreille, la voix chargée de peur, il entreprit de raconter tout ce qu’il savait.
« Le vent soufflait cette nuit là, c’était un temps à ne pas mettre un pied dehors. La lune rousse déversait un flot de rayons ambrés qu’obscurcissaient d’épais nuages sombres. Même les bêtes avaient trouvées refuges. Il ne faisait pas bon s’aventurer sur la lande, croyez-moi. Une de ces nuits où l’on ne s’étonnerait pas de rencontrer le diable au détour d’un chemin. Et si un jour je fus sceptique sur son existence, à présent je sais qu’il a un visage …
Lorsque frère Antoine parvint à la porte, on s’acharnait sur le heurtoir à coups redoublés. Ouvrant la trappe, il s’enquière de savoir qui s’annonçait à une heure aussi tardive.
Une voix roque répondit :
- « Des voyageurs en quête de salut. »
Il ne devait rien y voir par l’ouverture, et commis l’imprudence d’entre ouvrir le panneau de chêne. Une silhouette d’homme se dessina dans la peine ombre, lorsque Frère Antoine leva sa lanterne pour éclairer, je vis un visage d’une blancheur surnaturelle qu’une capuche dissimulait partiellement.
- « Bon soir Frère moine. Vous ne sauriez refuser asile à 4 âmes égarées , par une nuit de pleine lune glaciale, perdues au beau milieu de nulle part, n’est-ce pas ? »
Avant même qu’Antoine ne puisse dire ou faire quoi que ce soit, l’homme poussa si fort sur la porte, qu’il fut projeté en arrière. S’affalant comme une chiffe sur le pavé de l’entrée, sa robe de bure remontée jusqu’au menton. J’étais pétrifié. Trois autres personnes entrèrent, dont une que je pensais être un jeune homme au vu de sa petite taille. Quatre ombres se dressaient au dessus d’Antoine, et moi j’avais tellement peur que je n’osais même plus respirer. Peut-être que j’aurais dû me précipiter …
- « Nous sommes touchés de vôtre hospitalité Frère Antoine. Vraiment …Ah ! comme je suis maladroit ! Laissez moi vous aider à vous relever. »
D’une main l’homme l’attrapa au collet et le remis sur ses jambes. Il manqua s’effondrer de nouveau, et aurait sûrement rejoint le sol si la main qui le tenait ne l’avait soutenue d’une poigne ferme.
-« Allons mon brave, remettez-vous. Nous sommes entre gens de bonne intention, car il ne saurait en être autrement de la part d’un bon moine… »
La voix froide et monocorde avait comme un écho familier, et je sentis mes poils se dresser ainsi qu’une sueur froide me parcourir le dos. Quand je repenses au visage d’Antoine, il est évident que lui aussi savait à qui nous avions affaire. Une panique indescriptible s’était emparée de ses traits.
- « Mais je manque à tous mes devoirs ! Laissez moi vous présenter mes compagnons de voyage …Aneto, mon cher, présentez vos hommages à ce bon moine. »
Un homme s’est détaché du groupe resté en recule. Mon Dieu qu’il était grand et large. Lorsqu’il a découvert son visage, en rabattant sa capuche, j’ai cru sentir mon cœur exploser. Mon ami émit un gémissement sourd pitoyable.
- « Ah ! Pour une fois que tu te présentes sous ton meilleur profile, ce pauvre bougre trouve le moyen de s’en affoler. Que fera-t-il lorsque tu te seras montré sous le pire …essayons pour voir. »
Je ne saurais vous décrire ce que j’ai vu à cet instant là, tant cela me semble encore impossible. Mais quelques instants plus tard, l’homme n’avait plus rien d’un homme, et tout d’une bête.
Antoine poussa un cri, du moins essaya-t-il, car la main qui le tenait lui serrait le gosier à lui brouiller la tranchée.
- « Ah non ! on ne cri pas dans un abbaye. Vous manquez singulièrement de savoir vivre mon cher. J’ai la courtoisie de vous présenter mes amis et vous faites l’offusqué. Mais bon, il me reste quelques présentations à finir. Elfe noir …Frère Antoine, Frère Antoine, Elfe noir. «
Le troisième sorti du rang, si son visage était agréable, sa stature équilibrée, ses yeux quand à eux dégageaient quelque chose de froid, de sombre, d’inquiétant. Des yeux luisants.
- « Vous n’allez pas défaillir à chaque présentation dites moi ? Regardez comme il est ému de faire votre connaissance…Bien, à présent … »
Le plus petit s’avança enfin, et découvrit son visage. C’était une femme ! Antoine se rependit littéralement sur ses chausses en la voyant approcher. Et lorsqu’elle fut assez près, tout est devint évident. Nous allions tous y passer.
Tranquillement, elle s’est approchée d’Aneto, glissant ses doigts dans la fourrure épaisse.
Puis passa à côté de l’Elfe, en lui posant une main amicale sur l’épaule, pour enfin s’arrêter aux côtés de celui que je pouvais à présent nommer ; Myers.
Antoine gigotait au bout du bras puissant, comme un vers au bout d’un hameçon, essayant de se dégager. Les mains diaphanes agrippèrent la tonsure de mon ami, et lui renversèrent le visage en arrière.
-« Bonsoir Frère Antoine. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, lors de notre dernière rencontre vous me suggériez d’aller au diable …et bien voyez, je vous ai écouté … «
Elle l’a fixé un moment, puis d’un ton trop calme et trop posé s’est adressée à lui, tout en réajustant les coutures de sa bure aux épaules, d’une façon presque maternelle.
-« « Il n’ y a aucun verrou, aucune porte qui empêche mes administrés de partir. Peu reçoivent le don obscur. Sur mes terres, ce que vous appelez meurtre on l’appelle Salut, tous sont volontaires. Vous prolongez l’agonie, la souffrance de vos semblables au nom de la vie, mon acte vous le nommez mort, mais dans leurs bouches je suis délivrance. J’abrège les affres d’une existence qui ne tient plus que par un fil, permettant à nombres de mes citoyens de partir dignement avec sur le visage le sourire d’une ultime extase. Mes étreintes sont douces à ceux qui le méritent, cruelles à ceux qui ne savent voir au delà des apparences. Et mortelles pour mes ennemis. Je n’ai de compassion que pour les braves.
Nombreux sont ceux qui prétendent vivre et évoluent au mépris de cette dernière. Combien d’entre vous méritent la vie qu’ils ont reçue en héritage ? C’est ce que nous allons voir...Voici venue l’heure de la rédemption …mon Frère. »
A suivre _________________ La où le naïf voit des étoiles, moi je vois des mondes à dominer.
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bransheeblue Hyène de Forum

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Posté le: 22 Mar 2006 11:37 Sujet du message: |
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Elle s’est tournée vers l’Elfe et lui a demandé de faire entrer les autres. Mes jambes ne me portaient presque plus. J’ai fuit lorsque j’ai vu ce qui attendait dehors.
Je me suis laissé glisser le long de la colonne, rampant jusque dans l’herbe du jardin. Je ne pouvais pas traverser le chemin de ronde sans prendre le risque d’être vu. Je me suis couché entre le muret et les buissons. Des hordes sont entrées dans l’Abbaye. En quelques minutes, ils avaient envahis les lieux.
Je les entendais parler entre eux à voix basse, et bientôt tout le cloître se mit à résonner des cris de mes Frères. Tout n’était que fureur. L’enfer s’abattait sur nous, sans possibilité de retours. «
Le moine s’interrompit, bu une gorgée .Et s’avisant que son interlocuteur le regardait fixement, une question muette sur les lèvres :
- « Je sais ce que vous vous demandez. Et je suis bien trop heureux d’être encore en vie pour avoir la lâcheté de reprocher quoi que ce soit. Sous nos bures se cachaient bien des vices, finalement l’aberration n’est pas celle que l’on peut croire de prime abord. Aujourd’hui j’arrive même à comprendre ce qui a poussé Milady à de tels extrêmes. Tout ce qui m’importe à présent est de donner un sens à cette vie que l’on m’a offert. Le Mal ne se trouve pas dans le cœur d’une Abbaye, et pour le combattre la prière ne suffit pas. J’ai racheté le droit de vivre et payé mes dettes. Cette horreur aurait pu être évitée si nous avions fait notre devoir. «
- « Je comprends ce que vous voulez dire. Mais que s’est –il passé après ? Et quel est ce prix dont vous parlez ? »
Il reposa sa chope, s’essuya la bouche du revers de la main, son regard presque apaisé parcouru la salle, avec autant de détachement il reprit
- « Ils sont tous morts, ou presque. Les Hordes dévastèrent tout sur leur passage, ne laissant que mort et ravage derrière elles. J’ai dû me morde le poing jusqu’au sang pour ne pas hurler de terreur. Mais elle savait que j’étais là. L’odeur de ma peur devait se percevoir à 100 lieux. Je ne l’ai pas entendu approcher, et d’un coup on me relevait par la capuche de ma bure. Si je ferme les yeux, j’entends encore le son de sa voix raisonner dans ma tête :
- « Qu’on emmène ce vaillant petit moine, et trouvez-moi le Père Sullyvan et ses acolytes. Vous là bas, prenez 100 hommes, prenez tous les dossiers, tous les papiers, les livres, je veux tout, et faites porter tout cela au manoir. Détruisez tout !
Sauf la chapelle, j’y ai d’excellents souvenirs … »
Un soldat s’approcha, et s’empara de moi. Ce que j’ai lu dans le regard de cette femme m’a glacé d’effroi. Frère Antoine, qu’un garde soutenait, ne tenait même plus sur ses jambes, les chausses détrempées d’urine. La terreur avait dévasté son visage, le regard vide, la bave aux lèvres. Ensuite nous avons été conduit au Manoir afin d’y être interrogés. »
Le moine recula sa chaise, manifestant ainsi que l’entrevue était terminée. Il vida d’un trait sa chope.
« A présent il est temps pour moi de partir, je ne me suis déjà que trop attarder. Mon bateau m’attend à quai et je compte bien ne pas le rater. La suite ne regarde que moi et ma conscience. Tout ce qui va advenir maintenant sera justifié et je ne ferais rien pour l’empêcher. L’heure des comptes est venue et je prie pour ceux qui ne s’acquitteront pas de leurs dettes. «
Il se leva lentement, remis sa capuche en place et sans un mot de plus parti laissant le voyageur seul avec ses pensées et de nouvelles questions auxquelles il allait falloir trouver une réponse.
Il revint au Manoir deux jours plus tard. Comme convenu, la première chose qu’il entreprit fût de rendre son rapport à Messire Trajan. Il le trouva dans la bibliothèque, attablé devant une pile de dossiers.
-« Monsieur, je viens vous faire mon rapport. «
Il sorti de sa poche le disque contenant toutes les informations recueillies et le fit glisser sur le bois lustré du bureau.
-« Ah vous êtes donc de retours. «
-« Oui Monsieur. Et si j’en juge par la pile de dossiers devant vous, il me semble que vous avez pris connaissances des archives de l’Abbaye et que ce fait ne vous est plus inconnu. »
- « En effet, mais ce que vous me rapportez pourrait bien m’indiquer ce que je dois faire de tout cela. Merci, vous pouvez disposer. »
Trajan introduisit le support numérique dans le lecteur et lu attentivement le rapport. A présent il savait où chercher et quoi demander.
A suivre ... _________________ La où le naïf voit des étoiles, moi je vois des mondes à dominer.
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bransheeblue Hyène de Forum

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Posté le: 24 Avr 2006 15:36 Sujet du message: |
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Parenthése lyrique: Envoi du nouvel Hymne des Forces de la GCA :
Spécialement dédicacé à tous ceux qui sont motivés
Spécialement dédicacé à tous ceux qui ont résisté, par le passé
Ami entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne
Ohé, partisans ouvriers et paysans c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes
{Refrain:}
Motivés, motivés
Il faut rester motivés !
Motivés, motivés
Il faut se motiver !
Motivés, motivés
Soyons motivés !
Motivés, motivés
Motivés, motivés !
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère
Il est des pays où les gens au creux des lits font des rêves
Chantez compagnons, dans la nuit la liberté vous écoute
{au Refrain}
Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe
Ami si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place
Ohé, partisans ouvriers et paysans c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes
{au Refrain}
On va rester motivés pour le face à face
On va rester motivés quand on les aura en face
On va rester motivés, on veut que ça se sache
On va rester motivés...cent pourcent motivés
{au Refrain}
On va rester motivé pour la lutte des classes
On va rester motivé contre les dégueulasses
Motivés, motivés...
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bransheeblue Hyène de Forum

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Posté le: 08 Juin 2006 20:47 Sujet du message: |
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La lame traverse la pièce et s’enfonce entre les yeux du Jésus accroché au mur .
- « Sensei je vous en pries ! calmez vous ! »
- « Que je me calme ! Vos méthodes de bonne sœur ne donnent rien ! «
- « Donnez moi encore un peu de temps pour … »
Un craquement sourd et le voix s’étrangle dans la gorge prisonnière de sa main , le corps inerte retombe comme une masse molle sur les dalles de la chapelle .
Comme recueillie, elle se penche sur le visage à l’expression de surprise figée et lui murmure à l’oreille :
- « Ton temps est écoulé . »
Et comme on se détourne d’un objet sans intérêt, elle repart. Elle parcourt le chemin jusqu’au donjon comme une ombre filante à travers les dédalles de couloirs. Depuis trop longtemps elle contenait sa colère face au peu de résultats .
Des mois qu’elle se plie à ces méthodes de jouvencelle qui n’aboutissent nulle part . La porte de la geôle s’ouvre brutalement , faisant sursauter les gardes poster à l’intérieur .
Elle s’arrête soudain sur le seuil et hume l’air , les yeux mi-clos , la tête légèrement renversée en arrière . Un sourire tendre et voluptueux entrouvre ses lèvres carmin , offrant un écrin de sang à l’ivoire scintillant qui pointe à fleur de chair . Sa voix rauque et envoûtante emplie l’air poussiéreux , d’une douceur trompeuse :
- « L’odeur de la peur … » Sa langue humidifie le bord de sa bouche en un geste provoquant. Puis se tournant vers les gardes :
- Messieurs , vous pouvez disposer, je vais m’occuper personnellement d’interroger les prisonniers . Mais avant , faites venir le père Sullyvan .
Un petit moine se tortille le long du mur , suspendu par les poignets à des chaînes métalliques . Elle le regarde fixement , soudant le fond de ce regard effrayé , un sourire extatique accroché au visage . D’un doigt elle dessine le profil de sa proie :
-« Tu as peur petit homme … » Elle se penche et le flaire . « Oui, tu as peur . Tu te demandes ce qu’il va se passer maintenant , j’entends ton cœur battre contre tes côtes , je sens le flot de ton sang courir. « Sa joue frôle celle du moine . « Tu me donnes faim petit homme . » Sa langue parcourt le cou , là où palpite l’artère , arrachant un gémissement de plaisir involontaire à celui qui reçoit cette caresse . Elle le goûte et délicatement plante dans la chair tendre ses crocs acérés . Un filet rubicond lui coule le long du menton , abandonnée toute à son étreinte , c’est d’un geste brusque et agacé qu’elle se redresse lorsque la porte s’ouvre sans prévenir . Abandonnant sa pitance aux méandres de l’extase .
« Quoi ? « sa voix sèche et glaçante claque comme un fouet dans le silence austère .
- « Veuillez me pardonnez Sensei, mais Messire Trajan vous demande « Le garde, se recule prudemment , tête baissée.
- « Maintenant ? «
- « Oui Sensei, cela semble urgent . »
- « Bien j’arrives . »
Elle se retourne et souriant au pauvre moine, lui murmure :
- « Sauvé par ange , ton Dieu ne t’a peut-être pas oublié finalement. »
A suivre ... _________________ La où le naïf voit des étoiles, moi je vois des mondes à dominer.
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Posté le: 30 Aoû 2006 7:56 Sujet du message: |
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LE TRAITRE :
Le capitaine de l’Hesperus traversa les couloirs du vaisseau en courant. S’arrêtant pour reprendre son souffle devant la cabine de son commandeur, il rajusta son uniforme d’une main fébrile, et frappa à la porte.
-« Entrez ! »
La porte s’ouvrit, il entra sur un salut militaire impeccable et attendit.
-« Repos capitaine Jonas. Approchez et soyez bref. »
-« Un message prioritaire nous est parvenu à l’instant en provenance de la planète Utefienrej. »
Elle se redressa, les sourcils froncés.
-« Un message de mon époux ? »
-« Oui Sensei. »
Des semaines qu’elle n’avait pas eu de nouvelles de l’expédition de la Serial ‘n Co partie en bordure de la ceinture d’astéroïdes. Elle déplia, le souffle court, le message qu’on lui tendait :
« Le traître est là. Mes troupes ont fait marche sur lui, l’heure approche. »
Elle ferma les yeux et reversa la tête sur l’appui de son fauteuil, se répétant mentalement « le traître est là «. Enfin le moment tant attendu était venu. Plusieurs minutes s’écoulèrent avant qu’elle ne se rappelle la présence du soldat.
-« Informez mon époux que son message nous est bien parvenu et assurez le de tout mon soutient. »
Il sortit de la pièce aussi vite qu’il y était entré, la laissant seule.
Les mains croisées derrière la nuque, les yeux rivés au plafond, elle repensa aux rêves de la nuit précédente. Il faudrait bien qu’elle lui parle de la dernière visite de la Muse. Leur fille grandissait loin d’eux, entourée de femmes étranges. Mais quelle joie de voir enfin son visage à travers les souvenirs de Kalisto. Une beauté implacable, des yeux d’émeraude où l’on semble vouloir se noyer sans possible retours, une cascade de boucles rousses, et en héritage de sa sombre mère une peau diaphane. De son père, une lueur dansante dans les prunelles et la froide prestance. Ce qui surprenait le plus c’est la maturité du regard. Quelque chose de séculaire et naïf à la fois, trahissaient son jeune âge et une connaissance ancienne. Qui étaient ces femmes autours d’elle ? Qu’est-ce que ce Rapprochement dont Maeve semblait être la clé de voûte ?
Autant de questions qui l’empêchaient de dormir, ou qui peuplaient ses rêves lorsque le sommeil la surprenait. Et pour seul réconfort de savoir Kalisto à ses côtés, unique lien entre la mère et l’enfant. L’enfant … à ce qu’il semblait elle n’en serait bientôt plus une. Serait-il possible que sa double appartenance fût la raison de cette croissance ? Et qu’est-ce que cette Agonie à laquelle elle avait survécu ? Les paroles de Kalisto n’avaient aucun sens. Mais plus elle s’enfonçait sur la voix obscure plus le contact devenait difficile.
En tout cas pour le Traître, une seule issue possible. Elle sentit la colère monter à l’évocation de ce nom maudit. Elle le savait capable de manipulations depuis que son service de contre-espionnage l’avait avertie qu’il s’était introduit dans les bases de données sécurisées, afin d’y dérober des dossiers confidentiels. Ce chien avait profité de l’amitié qu’elle lui offrait pour la trahir. Mais jamais elle ne l’aurait cru capable d’une telle ignominie ! Il paierait, qu’importe le temps ou le prix que cela lui coûterait, mais un jour viendrait où il devrait répondre de ses actes devant tous. Et ce moment venu, elle serait là, appréciant le spectacle d’une déchéance dont il serait seul responsable.
Pour le moment , tout allait pour le mieux dans le pire des mondes et Trajan n’avait déjà que trop patienté.
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Posté le: 03 Sep 2006 13:16 Sujet du message: |
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L’Hesperus s’était posé sur le tarmac de l’astroport. Un petit nuage de poussière s’élevait encore lorsqu’elle descendit.
Elle avait besoin de se détendre pour savourer la victoire de son époux contre le Traître, et tout en songeant à cela il lui était apparu qu’un tour de piste sur l’asphalte brûlant du circuit de West Hill serait tout indiqué.
Elle ouvrit le hangar, alluma la lumière, arracha la bâche. Sous l’assaut des spots, l’engin révéla sa beauté. Véhicule du temps ancien, où les chevaliers « Modernes » s’affrontaient moteurs ronflants sur les pistes fumantes de gommes brûlées et de bitume chauffé à blanc.
Elle ouvrit la portière, se glissa sur le siège et se laissa emplir par l’odeur de cuir qui s’en échappait.
La petite clé tinta entre ses doigts lorsqu’elle l’entra dans le contact. Le ronronnement mâte et sourd monta dans l’air confiné. Elle s’amusa un instant à faire chanter la mécanique. Il faudrait qu’elle pense à trouver un moyen de remercier le Générale Letek pour cette petite merveille de chrome et d’acier peinte aux couleurs ypsiennes.
Mais pour l’heure, la piste n’attendait qu’elles.
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Posté le: 16 Mar 2007 16:23 Sujet du message: |
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LE CHOIX :
-« Bonjour Mon Père, j’espères que le réveil n’est pas trop pénible, vous excuserez sans doute l’utilisation d’un soporifique, mais certaines manipulations nécessitaient votre entière coopération. Je vous suggère pour le moment, d’écouter attentivement ce que je vais vous dire, vous aurez le temps suffisant par la suite d’examiner à votre guise le petit dispositif se trouvant sur votre tête. Je suis confuse de devoir en arriver là , enfin pas trop , mais vous conviendrez que tout ceci aurait pu être évité si vous ne vous étiez pas entêté à garder le silence et ce même lorsque vous regardiez vos moinillons souffrir milles morts devant vos yeux. Vous auriez été bien avisé de me craindre davantage que celui ou ceux que vous couvrez de votre silence. Mais bon, puisqu’il doit en être ainsi et que vous m’avez suffisamment retardé comme cela, j’ai pris la liberté de passer à l’étape supérieur, alors montrez vous raisonnable et le mal sera moindre. Cessez de gigoter de la sorte, votre curiosité ne vous mènera nulle part. Dans ma grande mansuétude, je vais vous accorder une dernière chance de sauver votre misérable carcasse, et si vous jouez bien le jeu, je vous rendrez à votre petite vie médiocre avec la certitude que vous en ferez un usage nettement plus constructif, et que vos prières seront raffermies dans leur ferveur. «
La voix s’adresse alors à une tierce personne présente dans la salle :
-« enlevez lui la cagoule, j’aimerais qu’il voit ce qui l’attend entre chaque étape, cela facilitera je l’espères sa motivation à nous contenter. Le bâillon aussi, je ne voudrais pas qu’un défaut de compréhension soit la résultante de souffrances inutiles. Mon ami va s’occuper de vous présenter son matériel, bien que je sois certaine que la plus part des ustensiles vous soit connue. «
Un homme masqué approche une petite table à roulette, déplie le tissu vert qui la recouvre. D’une voix mate il énumère :
-« Charge XTi est l’outil ultime pour les fanatiques du plein air et les professionnels. Des matériaux de haut de gamme - comme l'acier CM154 et les manches en titane- s’allient à des fonctions novatrices pour produire un outil multifonction exceptionnel unique. Les pinces améliorées sont plus résistantes, les lames entièrement verouillables sont sans danger et les adaptateurs à embouts offrent une excellente polyvalence. Charge XTi établit une nouvelle norme d’excellence dans les outils multifonctions. C’est une pince coupante d’une précision redoutable, sans danger pour son utilisateur.
Le scalpel, outil incontournable, qui n’est plus à présenter ; idéale pour une découpe précise et nette, le must du raffinement.lame en acier inoxydable à usage unique, on ne badine pas avec l’hygiène, une scepticisme nous gacherait le plaisir. On va vous soigner aux p’tits oignons.
Chalumeau alimenté par une petite recharge de gaz naturel extrait de nos nappes sous marines, maniable, agréable à l’usage, flamme persistante, réglage à l’aide d’une petite molette située sur le côté gauche de l’appareil. Je le recommande chaudement à tout cuisinier qui se respecte pour venir à bout des poils porcins et résidus de plumes de gallinacés. Parfait pour un petit barbecue entre amis.
Il découvre une pièce métallique de belle taille et l’expose devant le regard effrayé du Père :
Quand à cette petite chose, il vaudrait mieux que je n’ai pas à en faire usage, ni à vous en expliquer l’utilité. Par quoi commencerons nous ? »
La voix de femme prend la suite :
-« Donc, à présent que les présentations sont faites, voilà comment nous allons procéder. Je vais vous poser quelques questions , dont les réponses seront motivées par votre bon sens , et si toutefois il vous fallait un coup de main à la réflexion, notre ami ici présent se fera un devoir de vous aider. Pour être sure que nous nous comprenons bien mon Père, notre Maître de Cérémonie va procéder à l’ablation de votre pouce droit et par soucis d’hygiène, je lui demande de bien vouloir cautériser cette plaie. »
Le bourreau se saisi de la pince et sans prêter attention aux supplications de l’ecclésiaste coupe le membre désigné. Et allumant le petit chalumeau, brûle les chaires sanguinolentes.
-« voilà, maintenant je gages que nous nous comprenons tout à fait. Afin de dissiper tout mal entendu, des capteurs reliant votre personne à cette petite boite noire nous permettrons de juger de la véracité de vos réponses ainsi que d’ajuster les motivations ; nous ne voudrions pas que votre cœur vous lâche inopinément. Cessez donc de crier, je ne me répèterais pas deux fois, donc procédons :
1ere question, pour la mise en jambes : êtes-vous l’instigateur du rapt de ma fille et de mon associée ? »
Le prêtre, dont l’air siffle entre les narines pincées par la douleur exhale une réponse négative, que le bip tranquille du « mouchard » corrobore.
-« Bien ! Très bien, il semblerait que votre index droit vienne d’échapper à l’amputation. Pour la suivante on va donc mettre votre oreille gauche en gage ; car il me semble que notre ami brûle d’essayer son nouveau scalpel, et je vous assure qu’il est très méticuleux. Donc :
2eme question : savez-vous qui sont ces femmes ? »
Un silence s’abat sur la pièce, puis la réponse murmurée tombe :
-« non je n’en sais rien. »
Le bras articulé du mouchard gribouille frénétiquement ses crêtes et ces pics sur le papier immaculé.
-« AH ! On veut tester le matériel à ce que je vois ! Boris, votre scalpel je vous prie. «
Le prêtre se met à hurler, pendant que le bourreau muni de son instrument entame millimètre par millimètre, avec une lenteur sadique, les chaires reliant le haut de l’oreille à la structure du crâne ; prenant le soin d’en suivre méthodiquement le contour pour ne pas endommager le canal auditif. Le sang coule abondamment le long du cou. Stavia passe le bout d’un doigt sur la rigole écarlate et le porte, gourmande, à sa bouche.
-« J’ai horreur de voir gâcher la marchandise, cela m’exaspère peut-être plus encore que vos mensonges infantiles. Boris, arrêtez moi ce saignement. »
Il sort de sous la table un flacon d’acide, et à l’aide d’une pipette, repend goutte à goutte le liquide sur l’intégralité de la plaie.
-« Eh oui mon Père, Boris a ses raffinements, allons ne tournez pas de l’œil, vous étiez moins sensibles lorsque vos camarades étaient à votre place. Puisque vos oreilles vous indifférent, mettons en gage quelque chose de plus précieux. Je suis certaine que votre vœux de chasteté est passé par-dessus les moulins depuis bien longtemps et peut-être est-ce même le paiement reçu pour votre inestimable aide dans cette affaire … Ah Ah, au vu de la lueur dans votre regard, il semblerait que j’ai mis le doigt dessus, j’espères que cela en valait la peine. . Reste à savoir comment Boris voudra procéder sur cet organe, à moins qu’il ne préfère commencer par vos bourses. Personnellement j’éviderais chacune d’elles de son contenu au scalpel en prenant soin de ne pas sectionner plus que nécessaire le sac ; une par une ; mais je ne suis pas bourreau n’est-ce pas …ceci étant depuis le temps que j’observe Boris …alors voyons quelle importance cette partie de vous-même peut bien avoir à vos yeux :
3eme question : Qui les a contacté et pourquoi ? »
Il hésite un moment, semblant peser les implications d’un mensonge ou d’un silence, et prenant une grande respiration :
-« Je ne sais pas son nom, elles l’ont appelé le Traître. D’après ce qu’elles m’ont laissé entendre, il voulait sauver l’enfant de votre emprise Ténébreuse et de ceux qu’il appelait les Carrés. Il disait qu’il avait échoué à sauver la mère, qu’il se devait de tout tenter pour sauver la fille. Il leurs a fournie l’occasion, il était apparemment de vos proches ; mais il ne savait pas qu’il se ferait doubler. Elles sont parties avec l’enfant et lui n’a plus eu que le choix de se taire. Votre amie s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, elles n’ont pu faire autrement que de l’emmener aussi. «
Il s’arrêta dans son récit, guettant le bruit singulier du mouchard, attendant que ce dernier confirme sa version. Stavia était pale, encore plus que de coutume.
-« Il semblerait que vous me dites la vérité Mon Père. Et ce récit là correspond avec mes soupçons. Voyez quand vous voulez …il est dommage qu’il vous ait fallut la mort de 6 de vos moines et la perte de quelques morceaux pour aboutir à ce résultat. Alors voyons si votre bonne disposition va perdurer :
4eme Question : Qui sont-elles ? »
-« Qui je n’en sais rien, seul le Traître doit le savoir, mais elles viennent d’une région reculée de cet univers, il a cherché longtemps pour les trouver. Un monde de sable, aride. Leurs regards vous percent l’âme, leurs voix entre dans votre crâne et semble en prendre le contrôle, quand à leurs corps ils exercent un empire sur vos sens. La tentation était trop forte … »
Elle se souvenait également d’une voix prenant le contrôle de ses pensées, la plongeant dans un abîme sans fond, jusqu’à ce réveil comateux …Elle avait à présent la confirmation de ce qu’elle avait soupçonné, et cela cumulé aux archives de l’abbaye, assortis des témoignages des moines, lui suffisait pour entamer la phase finale de cette opération. Elle allait reprendre sa fille et en temps et en heure le Traître paierait pour son crime ; quand à ces femmes, il fallait qu’elle en sache davantage, one ne s’attaque pas à un ennemi que l’on ne connaît pas.
Jugeant que l’entretient était clos, elle se tourna vers Boris :
-« Boris mon ami, mettez à notre invité cette petite chose que vous gardiez bien précieusement. »
Le bourreau se saisi d’une pièce métallique ressemblant à s’y méprendre à un piège à ours inversé. Le voyant s’approcher de lui ; le Père interpella en hurlant celle qui lui avait promis la vie sauve en cas de coopération.
-« NON !!!!!!!! Vous aviez promis !!!!!!! »
-« J’avais promis de vous rendre à votre vie et à votre liberté, en effet. Je n’ai qu’une parole. Une fois l’engin mis en place, vous serez libre de vous sauver la vie et repartir d’où vous venez, ou de vous laissez mourir comme le chien que vous êtes, vous aurez 15 minutes pour décider de votre sort, environ ce qu’il vous a fallut pour décider de celui de ma fille. Comment dites vous déjà ?... Ah oui ! Aides-toi et le ciel t’aidera. «
Sur ces derniers mots, Boris enfonce l’objet dans la bouche du Prêtre, relie le tout au casque de cuire sanglé sur sa tête et solidarise le tout par un cadenas posé à la base du crâne. Et avec un plaisir évident entreprend d’expliquer comment les choses vont se dérouler :
-« le cadenas situé ici est relié à une petite minuterie. Il vous faudra ouvrir le dispositif avant la fin du time code si vous ne voulez pas finir ouvert comme une orange ; ce qui résoudrait en une fraction de seconde toutes vos interrogations sur ce que votre Dieu vous réserve. La clé se trouve à l’intérieur du dernier de vos Frères. Je vous laisse le scalpel, votre ami est accroché au mur derrière vous ; et si cela peut soulager votre conscience, quoi que vous décidiez il mourra. Lorsque je serais sorti, la minuterie s’enclenchera, inutile de crier personne ne viendra ; votre sort vous appartient, faites en bon usage. »
La porte se referma, laissant l’ecclésiaste seul face à son choix …
A suivre… _________________ La où le naïf voit des étoiles, moi je vois des mondes à dominer.
Stavia « Sic gorgiamus allos subjectatos nunc ».
La Faucheuse du Cercle. |
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Requiem

Inscrit le: 16 Mar 2005 Messages: 8
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Posté le: 16 Mar 2007 19:05 Sujet du message: |
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Il entra dans la petite chambre et prit le temps de s'habituer à l'obscurité.
Commençant à distinguer les formes dans les ténèbres, il se décida enfin à parler
-"Vous m'avez demandé Maitre?".
L'ombre lui répondit
-"A t'elle retrouvé l'enfant?".
Il déglutit lentement
-"Non...non, toujours pas, Maitre." Un long moment de silence s'écoula.
-"Faite libérer Charnel, qu'il aille se mettre à son service."
Fermant les yeux, il hésita avant de se plaindre
-"Mais, Maitre... Nous n'avons plus nourri ce démon depuis bientôt 400 ans. Il sera peut être incontrolable!"
Un ordre sec arrêta sa suplique
-"Immédiatement".
-"Bien Maitre, comme vous le voudrez". _________________ Dirigeant de la Fontainebleau
Buveur de sang du Cercle
"Il y a des âmes si noires, que même la mort hésite à venir les réclamer." |
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bransheeblue Hyène de Forum

Inscrit le: 26 Fév 2005 Messages: 3399 Localisation: si tu ne le sais pas, c'est que tu es déjà mort ...
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Posté le: 28 Mai 2007 19:20 Sujet du message: |
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Archives :
Humain : definition tirée du petit larousse : aimant envers son prochain.
Quelques chiffres pour demontrer à quel point cette espece aiment son prochain et le monde qui le fait vivre : Rien que pour la Shoah ; on pourrait egalement y ajouter ceux de l’Esclavage, des Indiens d’amerique latine …afin de clarifier les choses sur qui est le parasite : l’homme ou celui qui chasse l’homme ?Bien qu’en realité l’Histoire demontre qu’il n’ a besoin de personne pour s’exterminer lui-même ; il y parvient mieux qu’une meute de sanguinariens affamés depuis des siecles…
| Citation: | Pays (dans les frontières de 1937) Nombre de victimes juives
Pologne environ 3.000.000
URSS 1.000.000
Roumanie 270.000
Tchécoslovaquie 260.000
Hongrie 200.000
Allemagne 160.000
Lituanie 135.000
Pays-Bas 106.000
France 83.000
Lettonie 80.000
Autriche 65.000
Grèce 65.000
Yougoslavie 60.000
Belgique 28.500
Italie (Rhodes inclus) 9.700
Memel 8.000
Estonie 2.000
Dantzig 1.000
Norvège 750
Luxembourg 700
Libye 560
Crète 260
Albanie 200
Danemark 77
TOTAL environ 5.185.000 |
« On exploite tout des animaux
________________________________________
Cuir et fourrure :
fourrure :
25 millions morts par an dans le monde, condition d'élevage très dures, il ne faut pas abîmer la fourrure alors on fait ce qui faut : cages électrifiées pour éviter le frottement contre les barreaux, méthodes de mise à mort très douloureuses toujours pour préserver la fourrure (suffocation, électrocution etc...)
gros animaux de boucherie :
on récupère un maximum par exemple sur un boeuf de 450 kilos : 200 kilos de viande, le reste sert pour divers produits (la gélatine, le papier de verre, brosses et couvertures, farine animales, pâtées pour chiens et chats etc ...)
et tout animal qui peut rapporter :
- autruches pour les plumes, la peau et la viande (350 000 autruches tuées à l'exportation, l'Afrique du sud représente 50 % de l'exportation mondiale, ce chiffre serait en constante augmentation)
- crocodiles, alligators pour la peau
- baleines 20000 tuées par an pour les produits cosmétiques
- serpents, lézards et tortues pour la peau
- chevreaux pour faire des gants
- veaux, agneaux, brebis pour la peau
- guépards, léopards pour la fourrure
- éléphants (100 000 par ans tués), les morses, les narvals et les rhinocéros (en 1968 au Kenya, il y avait 30 000 rhinocéros maintenant il en reste 1000...) pour l'ivoire
- perroquets comme animal de compagnie (un million vendus vivants par an mais pendant le cycle de la capture dix millions sont tués...)
- tigres et ocelots fourrure, viande
- singes pour la viande
- ver à soie
- lapin angora
- abeilles
- escargots (40 000 tonnes consommés chaque année en France, dont 25 000 tonnes importées)
- chat musqué pour les cosmétiques
- etc....
UN GRAND MASSACRE
LES OISEAUX :
Plus d'un millier d'espèces d'oiseaux sont aujourd'hui menacées d'extinction. 10 000 espèces peuplent la planète et depuis deux siècles 100 espèces d'oiseaux ont disparu, 1200 espèces seraient menacées d'ici un siècle et un nombre beaucoup plus important, estimé à 6000 espèces, sont déclinantes. L'habitat des oiseaux est détruit par les activités humaines : exploitation des forêts, développements industriels et urbains, agriculture intensive, sur-pâturage, pollutions des écosystèmes, pesticides, chasse, trappe, pêche, etc... En bref les oiseaux ne sont pas à la fête.
Le Perroquet et les corvidés
Les oiseaux ont un petit cerveau mais ils pensent, ils parlent, et comprennent ce qu'ils disent lorsqu'ils imitent les mots humains. Alex, le perroquet gris le plus célèbre au monde, donne ses propres interviews et commence même à apprendre à LIRE. D'ores et déjà, il sait compter, distinguer les catégories (identité, matière, couleur, distance, temps, nombre etc.) et exprime ses désirs en petites phrases anglaises. Dans la nature, c'est encore mieux. Les perroquets s'organisent en bandes très structurées et portent eux aussi des noms sifflés personnels. Ont-ils un vrai langage ? Les recherches sont en cours ! Et puis bien sûr, il y a les corvidés, capables de manier les outils aussi bien que des singes, les pies, les geais, les mainates, les charmants calopsytes, les goélands, les pingouins et mille autres "petits cerveaux" étrangement performants et dotés d'un psychisme qui ne correspond nullement au volume cérébral. Où se cachent donc les fondements neuronaux d'une conscience aussi vive ? Mystère... Les travaux du Dr Irene Pepperberg avec le prodigieux Alex, et qui ont inspiré les réflexions de Ken Levasseur à propos des dauphins en captivité (Third Plan). Cela dit, lorsqu'on songe que même cette petite perruche qui crève au fond de la cage d'un marchand d'animaux pense et souffre d'être arrachée aux siens.... Alors, vive Alex ! Vive les oiseaux ! Libérons le Peuple Perroquet ! ( source : http://www.dauphinlibre.be/cultures.htm )
LES PRIMATES : ADIEU LES GRANDS SINGES
Il ne resterait en Afrique que 200 000 chimpanzés sauvages (alors qu'avant 1960 ils étaient plus d'un million ) et 250 gorilles des montagnes.
ces espèces vivent principalement dans des milieux forestiers d'Afrique ou d'Asie dont les ressources sont littéralement pillées par les grandes sociétés forestières internationales. La destruction des forêts est telle que maintenant le déboisement menace la stabilité climatique de la planète entière.
En Afrique, la forêt tropicale, impénétrable il y a encore 20 ans, se dégrade de jour en jour devant l'avancée des scies mécaniques. De nouvelles routes sont construites tous les jours afin d'accéder au coeur de la forêt la rendant ainsi accessible aux braconniers tout heureux de cette aubaine.
Auparavant, la forêt pouvait subvenir aux besoins alimentaires des tribus locales qui chassaient les animaux pour survivre . Maintenant, elle est dévastée par les forestiers et les espèces animales, décimées par les braconniers, sont vendues comme viande de brousse sur les marchés locaux. Actuellement, on estime que le commerce de cette viande constitue la plus grande menace pour la survie des gorilles d'Afrique et des chimpanzés. Au Cameroun, on évalue à 800 le nombre de gorilles tués par an mais on chasse aussi les antilopes. les varans, les rats des bois, les éléphants de forêt, les pangolins et les chimpanzés.On trouve de la viande de gorilles et de chimpanzé sur les marchés africains.
LES KANGOUROUS : A MORT CES SALES BÊTES (lien)
Les kangourous ne vivent qu'en Australie, on accuse ceux-ci de s'attaquer aux plantations et de consommer l'herbe destinée au bétail alors que ces animaux sont tués à des centaines de kilomètres des fermes. Protection animale
Pour l'exportation, tous les ans, plus de 5.5 millions de kangourous sont abattus dans la nature par des chasseurs. À bord de véhicules 4X4, les chasseurs les traquent, les aveuglent avec des projecteurs lumineux et les tirent à la carabine. Les bébés trouvés dans la poche de leur mère en sont violemment sortis, écrasés d'un coup de botte ou décapités. Une des pattes de l'animal est entaillée au couteau puis, encore vivant, se vidant de son sang, il est suspendu à un crochet à l'arrière du véhicule. Ces statistiques de chasse commerciale ne faisant pas état des centaines de milliers de bébés kangourous blessés ou tués durant cette chasse commerciale, des centaines de milliers d'autres abattus ou blessés pour la chasse "sportive" ni des milliers d'autres piégés, ce chiffre atteindrait les proportions monstrueuses de plus de dix millions (l0 millions) de kangourous abattus tous les ans en Australie, faisant de cette chasse le plus grand massacre d'animaux sauvages au monde
LES DAUPHINS
dauphins artisium (lien)
Durant des milliers d'années, hommes et dauphins ont entretenu des relations de bonne entente. Les dauphins ont toujours été appréciés des pêcheurs car, grâce à eux, la pêche était abondante.Pourtant, les choses ont changé. Ce respect mutuel existant entre hommes et dauphins a laissé place aujourd'hui au massacre organisé Pour pouvoir pêcher toujours plus de poissons, d'immenses bateaux de pêche lancent des filets de Nylon (incassable) d'une profondeur de 40 mètres et d'une longueur de plusieurs kilomètres. A cause de ce type de pêche industrielle, ce sont tous les êtres vivant dans les océans qui sont en danger de disparition. Les bateaux ramènent dans leurs filets géants des quantités gigantesques de poissons, des dauphins, mais aussi des baleines, des phoques, des tortues de mer, les otaries, des oiseaux plongeurs… Si ce type de pêche n'est pas arrêté ou mieux contrôlé, les mers et les océans finiront par être vidés de tous les animaux qui les peuplent La pêche industrielle tue chaque année des centaines de milliers de dauphins. ...Les dauphins pris dans les filets sont utilisés, principalement au japon, pour fabriquer de la nourriture pour les animaux domestiques. Au Japon, 700 000 dauphins sont tués chaque année
LES ANCIENS ANIMAUX D'ELEVAGE DISPARAISSENT :
Chaque semaine, le monde perd deux races de sa précieuse diversité des animaux d'élevage, selon les estimations de la 3ème édition de la Liste de la Veille mondiale pour la diversité des animaux domestiques qui vient de paraître. L'ouvrage publié par la FAO et le Programme des Nations Unies pour l'environnement, est le résultat de dix ans de collecte de données dans 170 pays; il couvre 6 500 races de mammifères et oiseaux domestiques: boeufs, chèvres, moutons, buffles, yaks, cochons, chevaux, lapins, poulets, dindes, canards, oies, pigeons et autruches. En un siècle, nous avons déjà perdu un millier de races," déclare Keith Hammond, Fonctionnaire principal du Groupe des ressources zoogénétiques de la FAO. "Nos nouveaux résultats montrent que les races animales domestiques continuent à être menacées: un tiers d'entre elles est actuellement en voie de disparition.
LA CHASSE :
En France 1,3 millions de chasseurs tuent 50 millions d'animaux par an et ailleurs dans le monde ?
Dans le monde, à l'aide des techniques modernes on massacre la faune sauvage : avion, hélicoptères etc.. On pose des pièges qui font atrocement souffrir les animaux qui souvent meurent à petit feu. Le trafic de la faune et de la flore représente le troisième commerce illégal du monde, après la drogue et les armes.
D'immenses quantités d'animaux se vendent : 30 000 primates, 5 millions d'oiseaux, 3 millions de reptiles vivants, 15 millions de peaux de reptiles, 15 millions de fourrures (elles ne viennent pas toutes de l'élevage...), 600 millions de poissons tropicaux et etc....
LES ESPECES AQUATIQUES :
Essayez un petit peu d'imaginer le nombre d'individus tués, quel immense carnage :
Production mondiale animale aquatique (pêche + aquaculture) : 126 millions de tonnes (1999)
poissons : 96 millions de tonnes
mollusques : 22 millions de tonnes
crustacés : 7,5 millions de tonnes
divers : 0,5 millions de tonnes
la proportion de l'aquaculture sur la production totale : 26 % en constante augmentation (ceci est du à l'accroissement de la population mondiale et à l'épuisement des ressources libres)
Quelques autres chiffres :
production mondiale de crevettes : 3 millions de tonnes (pêche : 78%, aquaculture : 22%)
pisciculture (élevage de poissons) carpes d'Asie : 15 millions de tonnes
grenouilles aquaculture : 2 600 tonnes
tortues aquaculture : 80 000 tonnes
crocodiles et alligators aquaculture : 120 tonnes
Depuis 40 ans, les populations d'amphibiens auraient chuté de 4 à 5% par année, en moyenne. Le recul aurait été particulièrement brutal durant les années 60 : 15% par année de 1960 à 1966.
Depuis, l'érosion se poursuit au rythme de 2% par année. Après le désastre des années 60, les populations se seraient à peu près stabilisées en Europe. Mais la situation en Australie et dans les Amériques est qualifiée de « catastrophique ». Si le déclin des amphibiens est évident, ses causes sont moins claires. On soupçonne les changements climatiques, les plus acides, les rayons ultraviolets ou une combinaison de ces causes. Quelle que soit la source du problème, elle semble globale et durable, puisque le déclin se poursuit, faisant planer une menace sur tout ce groupe d'animaux. Des 936 populations étudiées, 61 ont complètement disparu sous les yeux des chercheurs.
( source : http://www.cybersciences.com/Cyber/0.0/0_0.asp )
Quelques populations d'amphibiens risquent aussi de diminuer parce que l'on en mange les cuisses : les Français en consomment 3000 à 4000 tonnes par an , soit 60 à 80 millions de grenouilles. En France, les captures de la grenouille verte (Rana esculenta) et de la grenouille rousse (Rana temporaria), les deux seules espèces exploitées , font l'objet d'autorisations de capture strictes. Ces règlements ne font hélas souvent qu'exporter les difficultés soulevées par la capture des amphibiens vers d'autres pays.Pour pallier la diminution de certaines espèces , on tente d'en importer d'autres, telle la grenouille rieuse (Rana ribibunda) ou la grenouille taureau américaine (Rana catesbania), introduite en Italie. Toutefois, ces introductions peuvent présenter un danger pour les espèces locales, notamment des risques d'hybridation entre espèces proches ou de compétition. De surcroît, l'introduction de poissons, tels les Salmonidés, dans de nombreux plans d'eau est responsable de la disparition de populations d'amphibiens, surtout dans l'arc alpin et dans les pays scandinaves.
LES POISSONS :
Les poissons ont le malheur de ne pas du tout nous ressembler, ils ne saignent pas, ne crient pas, etc.., leur mise à mort n'engendre pas beaucoup de compassion. Pourtant ils auraient une sensibilité supérieure à la notre. Voir l'excellent article paru dans la revue américaine Animals' Agenda traduit en français (lien)
pêche au chalut à panneaux...un bateau se déplace en traînant derrière lui à travers l'eau un énorme filet...les poissons pris sont tirés et pressés à hue et à dia les uns contre les autres, ensemble avec divers débris et cailloux que ramasse le filet sur le fond...La décompression que subissent les poissons devient insoutenable dès lors que leur remontée forcée a lieu depuis une certaine profondeur... Il arrive souvent que la pression interne qui en résulte fasse éclater la vessie natatoire, ou sortir les yeux de leurs orbites, ou l'oesophage et l'estomac par la bouche....Les poissons relativement petits tels les flets sont d'ordinaire déversés sur de la glace pilée ; la plupart y meurent d'étouffement ou écrasés par les couches suivantes. Les poissons plus grands tels aiglefins ou morues sont vidés sur le pont...l'équipage larde les poissons de coups au moyen de courtes tiges pointues, « jetant ici les morues, là les aiglefins, là-bas encore les queue-jaunes » [Yellowtail]. Ensuite, on leur coupe la gorge et le ventre...Entre-temps, les poissons non désirés (« déchets »), qui représentent parfois la majorité de la prise, sont rejetés par dessus bord, parfois à la fourche..
Les produits de la mer sont de plus en plus appréciés par les consommateurs des pays du nord.
Mais comme les ressources halieutiques se raréfient dans nos océans, on se tourne vers les eaux du sud encore riches en poissons.
On assiste, depuis quelques années, au pillage des ressources des mers du sud, pillage aggravé par la mondialisation de l'économie. A noter la disparition des harengs en mer du nord, de la morue de Terre-Neuve, des anchois au Pérou, du mérou au Sénégal etc...A noter aussi un énorme gaspillage, un quart des captures mondiales serait transformé en farine de poisson pour...engraisser d'autres animaux dont des poissons d'élevage...
Il ne faut pas être né poisson en ce 21 ° siècle, ces poissons victimes d'une véritable entreprise d'extermination (70 % des 200 espèces les plus recherchées sont menacées) Entre 1970 et 1995 la production de poissons s'est accrue de 73 %.
EXPERIMENTATION ANIMALE :
[quote]Si l'on devait sortir du temple de la science ceux qui ne font pas de la vraie science, ce temple serait bien vide. Einstein
Des barbares saisissent ce chien, qui l'emporte si prodigieusement sur l'homme en amitié ; ils le clouent sur une table, et ils le dissèquent vivant pour en montrer les veines mésaraïques. Tu découvres dans lui tous les mêmes organes de sentiment qui sont dans toi. Réponds-moi, machiniste, la nature a-t-elle arrangé tous les ressorts du sentiment dans cet animal afin qu'il ne sente pas ? a-t-il des nerfs pour rester impassible ? VOLTAIRE Dictionnaire philosophique
La zoologie, la biologie, la physiologie, la biochimie, la pharmacologie, la toxicologie, la pathologie, la psychologie, l'éthologie, l'enseignement, mais aussi des industries diverses comme l'agriculture, l'agro-alimentaire, les cosmétiques, l'automobile, l'armement ..... utilisent de animaux pour la recherche, sans oublier les entreprises de loisir comme les jardins zoologiques.
Quelques chiffres de cette pratique pour clarifier les idées :
Chaque jour, dans le monde, 550 000 animaux sont sacrifiés pour les besoins de la science, soit plus de 200 millions par an. Les chats, chiens et singes ne représenteraient que 1 % de l'effectif total suivant les dires des expérimentateurs. Ils soutiennent que ce serait un mal nécessaire à l'amélioration de la santé humaine. Hitler pensait sûrement de même sur l'extermination des juifs, un mal nécessaire pour sauver cette pauvre pure race arienne.
La fin justifie t-elle les moyens ?
dans la communauté scientifique cette pratique a été largement débattue (il y deux camps en présence ceux qui sont contre et les autres qui sont pour sous conditions), les multiples rapports produits exprimant la position officielle concluent à la nécessité de cette pratique bien qu'ils admettent qu'il y ai une souffrance animale de plus en plus démontrée par les expériences de ces dernières années. Bref on admet qu'on torture les animaux mais....science sans conscience n'est que la ruine de l'âme...mais..dans un contexte idéologique où justement il n'y a pas d'âme.... N'est pas un summum d'inconséquence ?
D'après les postulats de la science actuelle il existe plusieurs niveau de description de la réalité. Nous serions que la résultante du hasard quantique. D'après cette vision, nous et les animaux serions formés de particules, d'ondes et de forces (non localisées s'il vous plaît ..) en interaction constante. Tout ceci implique que nous sommes identiques (l'histoire du chimpanzé ayant 98 % de gènes identiques à l'homme) Donc nous sommes conscient veut dire que c'est pareil pour les animaux ? je souffre, ils souffrent Les vivisecteurs aiment à souligner que, dans la majorité des expériences, ils n'utilisent que des rats et des souris, ils savent bien que ces animaux sont mal vus par beaucoup de monde et ils cachent de bien sombre pratiques :
R.A.G.E. (lien)
Dans les animaleries de laboratoires pharmaceutiques, vétérinaires, d'hôpitaux, de facultés, de lycées, d'écoles, d'instituts, de l'armée..., il y a un monde silencieux d'animaux qui se tordent de douleur et agonisent Dans ces établissements, sont quotidiennement suppliciés des chats, des chiens, des chevaux, des grenouilles, des poules, des poussins, des pigeons, des veaux et leurs mères, des agneaux, des souris et des rats, des porcs, des poissons, des lapins, des cochons d'Inde, des hamsters, des reptiles, des insectes, des animaux d'espèces non domestiques, etc. Certains animaux subissent plusieurs expérimentations qui dureront des jours, des mois ou même des années : Privations d'oxygène, de sommeil. Créations d'anxiété, d'agressivité, de folie, de convulsions et d'otites en soumettant les animaux à des bruits insupportables, d'hypertension par compressions ou blessures des artères. Chiens, singes, lapins ligotés que l'on fait fumer de force ; souris maintenues devant des cigarettes qui se consument ; chevaux recevant des injections de nicotine.Transplantations, greffes de têtes ou d'organes ; décharges électriques, tumeurs provoquées par des coups, cancers produits avec des substances chimiques. Manipulations génétiques, productions de monstres en embryologie expérimentale, foetus sortis du ventre de leur mère et remis en place après mutilations. Dans les recherches spatiales ou océanographiques, utilisation d'animaux de toutes espèces, dont des chiens, des singes rivés à leurs sièges avec des instruments fixés dans le corps. Ablations de nerfs ; absorptions forcées de drogues ou d'alcools ; échaudages ; noyades forcées ; injections de produits nocifs ; prélèvements de sang dans le coeur ou dans les oreilles ; essais de gaz toxiques ; expériences sur le cerveau.....
on vous trompe, depuis l'école primaire pour vous anesthésier. Non, l'expérimentation animale ne garantit pas votre sécurité, elle garantie seulement le profit des marchands d'animaux et des laboratoires cotés en bourse
En médecine ces expériences, pratiquées souvent sur des animaux sans anesthésie, ne serviraient à rien concernant la santé humaine : une substance active sur une espèce donnée n'aura pas du tout la même action sur une autre.
L'industrie de l'armement . Sous couvert de sécurité nationale on commettrait les pires atrocités :
pour fabriquer le fusil laser chimique, portatif, qui aura à traverser et à tuer un homme jusqu'à 8 Km de distance, on transperce en laboratoire des singes et des lapins à l'aide du laser. Cela se passe notamment dans un des laboratoires de l'Ohio. Le rayon laser est projeté vers les yeux, ce qui les amène à ébullition, d'où l'explosion de l'oeil et l'aveuglement définitif. Sur les primates, la chaleur intense du rayonnement creuse la chair jusqu'à l'os, en une fraction de seconde, enlevant des portions entières du corps transformées en bouffées de fumée...« Le calibrage de l'arme nucléaire s'effectue lui aussi en laboratoire sur des animaux [...] Dans un laboratoire de la Californie 1 000 chiens ont été nourris d'aliments contenants des doses de radiations 200 000 fois plus fortes que celles que pourraient supporter des hommes qui se trouveraient dans une zone de retombées radioactives. Les terribles brûlures internes comme externes des chiens ont été utilisées à étalonner les effets radioactifs des futurs engins nucléaires.D'autres armes ont été expérimentées et mises au point par l'expérimentation animale interposée: L'arme nécrosante, testée sur des rongeurs, et qui détruit les muqueuses internes au moyen de ses gaz associée à l'eau, elle provoque la nécrose, la destruction des tissus du corps..."
GENIE GENETIQUE ET CLONAGE :
Au moins 500 000 animaux (des bovins, moutons, chèvres, cochons, souris, rats, lapins, poissons et...nombre en augmentation constante) "seraient sacrifiés" sur l'autel GENIE GENETIQUE (j'ai n'éthique). Mais les "j'ai n'ethi'siens" (où je n'ai d'éthique que pour les miens surtout moi-même) se fichent complètement que ces biotechnologies causent de grandes souffrances :
Ces techniques sont très imprécises et des milliers d'animaux peuvent être sacrifiés pour obtenir un individu sain aux caractéristiques commerciales attendus. Les autres si ils ont la chance de mourir de façon prématurée tant mieux sinon on laisse vivre les monstres, les rebuts à titre d'expérience et de ...curiosité !
Les secrets du laboratoire d'organes animaux révélés.
Article du 20 Avril 2003, The Observer.
S'ils avaient réussi, les chercheurs de Cambridgeshire auraient pu sauver des milliers de vie. Mais ils ont échoué, les animaux ont souffert et la vérité a été étouffée, Marc Townsend nous explique.
Au milieu de la campagne vallonnée du Cambridgeshire, se trouve un vaste bâtiment, protégé par du fil barbelé et une armée de gardiens. Derrière les barbelés des chercheurs travaillent dans un dédale de laboratoires, à la recherche de remèdes contre la souffrance du genre humain. Ceci est le plus grand centre de recherche sur les animaux de toute l'Europe, le mystérieux laboratoire autorisé par le gouvernement : Huntingdon Life Science (HLS).
Les détails exacts des expériences pratiquées sur animaux ont été farouchement tenus secrets. Jusqu'à présent. Aujourd'hui, l'Observer peut révéler la face jusqu'ici cachée de la vivisection. Un nombre important de documents confidentiels, le plus important qui ait jamais existé concernant l'expérimentation animale au Royaume Uni, a finalement été rendu public, après qu'une injonction imposée par l'industrie pharmaceutique il y a 30 mois ait été annulée.
Ces documents dévoilent la course à la fourniture illimitée d'organes pour satisfaire une demande visant à sauver la vie de milliers de britanniques. La quête d'un programme de xénotransplantation fructueux, lors duquel les organes d'animaux génétiquement modifiés sont transplantés à l'homme, demeure l'équivalent de la quête du St Graal. La récompense, en cas de victoire, sera énorme : les analystes prévoient un marché d'au moins 6 millions de livres sterling par an pour la première compagnie qui trouvera une solution au rejet de ces organes par le corps humain. Nul besoin de se demander pourquoi les chercheurs, les géants de l'industrie pharmaceutique et les Ministres du gouvernement se sont employés à injecter des millions de livres dans les projets de HLS. Alors, est-ce que cela en valait bien la peine?
A la grande consternation des amis des animaux, les documents révèlent comment des primates furent utilisés dans le cadre de la recherche d'une solution au manque chronique et global d'organes humains pour la transplantation. Des babouins furent transportés depuis les savanes d'Afrique et moururent dans de cages en acier de la taille d'un cabinet de toilette. Les documents démontrent qu'un quart des primates sont morts suite à des « erreurs techniques ». Les chercheurs décrivent comment les singes et babouins sont morts durant des crises de vomissement et de diarrhée. Les symptômes incluaient des spasmes violents, des écoulements de sang, des grincements de dents et d'incontrôlables spasmes oculaires. D'autres animaux se sont renfermés sur eux-mêmes, restant immobiles dans leur cage jusqu'à ce qu'on mette fin à leur condition misérable. Le Babouin W201m est mort d'une attaque après avoir souffert de spasmes et paralysie des membres durant deux jours. Le Babouin W205m a été « sacrifié » après 21 jours. On avait greffé sur les artères de son cou un coeur de porc modifié génétiquement. Les chercheurs avaient noté que le coeur avait enflé de façon anormale. On remarqua un étrange liquide jaune qui suintait de l'organe. D'autres ne survécurent même pas jusqu'à HLS, ils succombèrent dans la douleur lors du transport. Des faxes de revendeurs d'animaux sauvages révèlent comment au moins 50 babouins furent capturés dans les plaines africaines pour ces expériences. Lors d'une expédition, les créatures ont passé 34 heures dans des caisses de transport exiguës, 10 heures de plus que ce qu'autorise le ministère de l'intérieur, qui a préféré ne pas donner suite. Lors d'une autre expédition, 3 singes furent retrouvés morts dans un aéroport parisien, du sang suintant de leurs narines. Les animaux n'avaient pas pu se retourner et se coucher normalement.
L'implication du gouvernement dans le programme de xénotransplantation, le plus important programme d'expérimentation animale conduit en Grande Bretagne, est mis à jour dans ces documents. Idem pour son incapacité à régler un projet qui, selon le ministère de l'intérieur, était d'un intérêt majeur pour la société. Beaucoup des 1274 pages de ce dossier mettent en lumière un nombre d'échecs qui serviront à déclencher d'autres controverses au sujet d'HLS. La semaine dernière, la compagnie a réussi à faire passer une injonction révolutionnaire qui interdit aux manifestants de s'approcher du lieu d'habitation de ses employés. Des questions fondamentales sur l'intérêt même de la vivisection vont également être posées. Les documents ont révélé qu'on avait tenté de cacher la véritable ampleur de la souffrance des animaux qui avaient subi des expériences dans les laboratoires de HLS entre 1994 et 2000. Il ne fut pas non plus mené d'enquête sur des incidents graves impliquant la souffrance d'animaux non autorisés et les règlements ne furent pas appliquées correctement. Dans certains cas, des infractions ne furent pas sanctionnées, le ministère de l'intérieur se limita simplement à des lettres « d'avertissement ». Un de ces documents, jusqu'à présent confidentiel, révèle comment le ministère de l'intérieur a collaboré avec Imutran, une ancienne filiale anglaise du géant pharmaceutique Novartis qui contrôlait ce programme, afin de sous-estimer la souffrance causée par les expériences les plus sévères.
Un rapport d'Imutran déclare « le ministère de l'intérieur va essayer de faire classer les greffes de rein dans la catégorie « modérée » afin de s'assurer qu'il sera plus facile pour Imutran de recevoir une autorisation et d'ignorer la « nature » sévère de ces programmes » La vérité sur ce qui s'est passé à HLS peut être maintenant révélée grâce à cette victoire légale historique.
Le verdict est un triomphe extraordinaire pour un groupe d'activistes de la cause animale basé à Sheffield : Uncaged campaigns*. Ce groupe a réussi à faire abandonner l'injonction, imposée par Imutran et Novartis, visant à empêcher la diffusion de ces documents tout en argumentant que cette question était d'intérêt public et concernait un domaine politique sensible.
Dan Lyons a passé 2 ans et demi à se battre contre quelques uns des avocats les plus célèbres d'Angleterre, l'un d'eux étant celui-là même chargé du dossier du couple Hollywoodien Catherine Zeta Jones et Michael Douglas contre le magazine Hello !. Lyons déclare « C'est un scandale tragique de proportion historique ».
En fin de compte l'épouvantable incapacité du gouvernement face à son plus fondamental devoir, celui de faire appliquer la loi, est démasquée. En essayant de camoufler ses échecs, le gouvernement a misé sur le fait que son comportement honteux ne serait pas dévoilé. Il a perdu ».
Pour les chercheurs impliqués, l'échec du projet qui visait à vaincre le rejet naturel d'organes étrangers comme le coeur ou les reins, est une véritable tragédie. L'an dernier 6482 personnes en Angleterre étaient en attente de greffe. 414 de ces personnes sont mortes avant que des organes soient disponibles. Hier, Novartis défendait sa participation au groupe HLS en déclarant que le développement de nouveaux remèdes pour les humains impliquait invariablement des expériences sur animaux vivants.
Les documents se réfèrent à la transplantation de coeurs et de reins de porcs « génétiquement modifiés » sur des singes. Dans les années 90, Imutran déclarait être à deux doigts de la solution au problème crucial de rejet des organes qui empêchait les essais sur l'homme. En 1995 la compagnie a déclaré publiquement qu'elle serait prête à greffer des coeurs de porc sur des humains dans l'année. En fait les documents prouvent que le programme de xénotransplantation est très loin d'avoir tenu ses promesses. Finalement Imutran a quitté le site de HLS en 2000 et a ensuite réussi à faire passer une injonction afin que les détails du projet raté de xénotransplantation ne soient pas mis à jour.
Une enquête interne a montré qu'Imutran et le ministère de l'intérieur avaient admis que la dimension et la ventilation des cages de transport n'étaient pas réglementaires. D'autre part des responsables du gouvernement ont rassuré Imutran à plusieurs occasions qu'une réunion cruciale sur les nouvelles licences d'exploitation ne serait qu'un « exercice administratif ». D'autres découvertes étonnantes révèlent que le gouvernement avait approuvé des expériences de xénotransplantation d'Imutran qui auraient impliqué des bébés malades pour les premiers essais de greffe cardiaque. Une partie de la recherche fut autorisée personnellement par des ministres qui ont ensuite rejeté les demandes d'enquête judiciaire indépendante. Finalement, les documents révèlent au moins 520 erreurs et omissions dans le programme de recherche d'Imutran. Celles-ci incluent le non-enregistrement du poids des organes, une quadruple overdose, des rapports de pathologie contradictoires et une ré-utilisation des animaux.
Un primate a été tué par un tampon de coton oublié dans son corps lors de son opération. Plutôt que d'admettre sa défaite, Imutran (maintenant défunt) a fait une foule de déclarations inexactes quant au succès de ses expériences en exagérant les résultats de ses tests afin d'accroître ses chances de se voir attribuer de nouvelles licences. Un porte-parole de Novartis a admis qu'Imutran avait rapporté « plusieurs erreurs significatives » au ministère de l'intérieur mais que la compagnie s'engageait à ne plus répéter ce genre d'erreurs. De plus la compagnie restait convaincue que sa quête finirait par résoudre le problème mondial du manque d'organes.
A la recherche du St Graal depuis 3 siècles.
L'étrange histoire des greffes entre différentes espèces, connue sous le nom de xenotransplantation, commence en 1682, lorsque l'on utilisa l'os d'un chien pour réparer le crâne d'un aristocrate russe. L'expérience réussit.
Le pionnier de la greffe cardiaque Christian Barnard, fit des recherches expérimentales sur les coeurs de babouins en Afrique du sud dans les années 60. En 1963, le chirurgien Thomas Starzl greffa des reins de babouins sur 6 patients. Ils survécurent entre 19 et 98 jours. L'arrivée de la cyclosporine, un immunosuppresseur, accrut les chances de succès des chercheurs. En 1977, une femme de 25 ans survécut 6 heures avec un cour de babouin. En 1984, un nouveau-né de Californie survécut 20 jours avec un cour de babouin. 9 ans plus tard, on effectua une greffe de rein et de moelle osseuse sur un patient de Pittsburgh, il mourut au bout de 26 jours.
En 1997, Dolly fut clonée en Écosse, ouvrant des perspectives concernant le clonage d'animaux pour le don d'organes. Les chercheurs réalisèrent qu'il existait un risque que les virus passent la barrière des espèces. Le gouvernement annonça qu'il allait réglementer la xénotransplantation. L'espoir des compagnies de gagner des millions dans le cadre de la xénotransplantation commença à s'amoindrir. Des firmes comme PPL Therapeutics annoncèrent des pertes. En 2002, la recherche se tourna vers la culture de cellules embryonnaires. Ces cellules peuvent être cultivées pour fabriquer de nouveaux organes génétiquement compatibles avec l'homme au lieu d'utiliser les organes animaux.
www.uncaged.co.uk
Texte traduit par Nathalie Dessi pour One Voice
Je donnerais les mots de la fin à :
Victor Hugo- Dernière Gerbe)
Oui, l'homme est responsable et rendra compte un jour.
Sur cette terre où l'ombre et l'aurore ont leur tour,
Sois l'intendant de DIEU, mais l'intendant honnête.
Tremble de tout abus de pouvoir sur la bête.
Te figures-tu donc être un tel but final
Que tu puisses sans peur devenir infernal
Vorace, sensuel, voluptueux, féroce,
Échiner le baudet, exténuer la rosse,
En lui crevant les yeux engraisser l'ortolan
Et massacrer les bois trois ou quatre fois l'an ?
Ce gai chasseur, armant son fusil ou son piège,
Confine à l'assassin et touche au sacrilège.
Penser, voilà ton but; vivre, voilà ton droit.
Tuer pour jouir, non. Crois-tu donc que ce soit
Pour donner meilleur goût à la caille rôtie
Que le soleil ajoute une aigrette à l'ortie;
Peint la mûre, ou rougit la graine du sorbier ?
DIEU qui fait les oiseaux ne fait pas le gibier
Ainsi qu’une citation edifiante :
Citons en conclusion M. J. Eford, membre du parlement Canadien : "Je voudrais voir ces 6 millions de phoques (...) tués ou vendus, ou détruits ou brûlés. Plus on en tuera, plus je serai content" (la citation date de 1998, alors que M. Eford était ministre des pêcheries de Terre-Neuve).
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bransheeblue Hyène de Forum

Inscrit le: 26 Fév 2005 Messages: 3399 Localisation: si tu ne le sais pas, c'est que tu es déjà mort ...
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Posté le: 29 Mai 2007 10:29 Sujet du message: |
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A suivre prochainement, la suite des archives. En attendant, petite parenthese personnelle , car je veux bien oter , moi, quand on me le demande les ecrits qui derangent. Mais je refuse d'être la seule a faire usage d'une auto-censure ; et comme ceci est MA section , je m'y deporte moi même.
| Citation: | | [HRP]: je ne suis pas contre un peu de sport, de mauvaise foi et tout le toutime rethorique necessaire à notre amusement reciproque. Cependant, lorsque je me permets une "caricature" , je l'integre dans mon post en ouvrant des guillemets afin que l'on ne se meprenne pas et ainsi ne pas preter à confusion entre citation et interpretation. J'apprecie que l'on me montre le même respect que celui que j'ai envers mes interlocuteurs. C'est une question de principe et de savoir vivre. On peut se chercher des poux dans la tête en toute courtoisie, j'esperes ne pas avoir derogé à ma regle en venant agiter un peu l'ambiance de ce coin de forum en toute integrité. Je ne demande pas la lune , juste que l'on ne m'invente pas des citations de propos que je n'ai pas ecris et qui ne sont que la resultante d'une interpretation ou d'une synthese d'un ensemble d'interventions. Pour le coup vous me coupez un peu le gout de l'amusement. Et compte tenu du fait qu'ici on ne respecte pas le minimum syndicale ,je ne jouerais pllus avec vous. Je rappelle à titre indicatif qu'une de mes intervention ne convenait pas à chan, je n'ai pas discutaillé j'ai accedé à son souhait d'auto-moderation ; question de respect envers autrui , et apparement le retours n'est pas vallable.[HRP] |
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