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La Stavia Corp' .
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origine.battlecorp.com Index du Forum » Role play - CORPORATIONS » La Stavia Corp' .
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trajan
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 Message Posté le: 17 Juil 2005 9:27    Sujet du message:
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Dévoiles-toi à toi-même
Emplis les ellipses
De Ton regard
Car ces yeux sont ta mémoire

Je suis là corps et âme,
Car tu le vaux bien
Toi vivante
Depuis si longtemps

Je serai aile
Je te porterai
Je te donnerait le goût
D’être colombe et circaète

Doucement tu boiras
A la source de ton Moi
Genèse de ton âme
Qui te mettra en émoi

Révélation de
Ton coeur
Et dès cet instant
Toi aussi, Tu t’aimeras

Trajan, Sourire
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Myers
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 Message Posté le: 20 Juil 2005 18:03    Sujet du message:
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Salutations,

Ma présence en ces lieux n'a que trop tardée, Ma Dame et je vous prie de bien vouloir excuser ce retard .

Concernant la raison originelle de cette agora, je réitère ma proposition : ma jugulaire gauche est et restera Votre !

N'ayez pas peur d'apaiser cette soif qui ronge votre corps et votre âme !

Ne luttez pas contre votre nature !

Ne résistez pas à votre inéluctable destinée !

Chassez le Naturel, il reviendra au galop ...

... je profite de ce mot d'esprit pour envoyez un message au Commandeur Tuatha qui semble douter des liens qui nous attachent l'un à l'autre. Vous avez fait la promesse de sauver Ma Dame, je l'ai entendue à moult reprises et je n'ai toujours rien vu, ni lu !

Je n'ai même pas aperçu votre personne en ces lieux que Dame Stavia aime à fréquenter: cessez d'hennir de la sorte et dîtes vous bien que lors de notre prochaine rencontre, Commandeur, vous serez bel et bien seul face à moi, sans aucun appui ...

Pour finir, j'apporterai mes sinceres salutations à ma funeste Consoeur à qui j'emprunterai ces quelques paroles :

La mort stoppera des vies mais la mort offrira la vie.

Le sang n'est rien s'il est versé pour la vie.
...

Serialement Votre,

Myers
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A l'Ombre du Saule ...


Dernière édition par Myers le 21 Juil 2005 14:44; édité 1 fois
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Invité






 Message Posté le: 20 Juil 2005 21:33    Sujet du message:
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Sourire

Ah Superbe Splendeur je suis si heureux de vous retrouver.
Qu’est ce une jugulaire sinon fidélité, affection et passion ?
Différemment dans ces émotions nous nous reconnaissons
Et aux atours de notre amie nous pouvons nous rallier

Et je ne n’ai de cesse de me réjouir de ces émotions vous voir jouir.

Merci, Prince des Ténèbres, pour ce beau témoignage de tendresse

Trajan, Sourire
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Myers
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 Message Posté le: 21 Juil 2005 0:39    Sujet du message:
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Salutations cher Ange,

Je reconnais à votre verbe votre optimisme sans limite et ce n'est pas pour me deplaire Clin d'oeil Vous, au moins, faites votre possible pour empecher l'inevitable ...

Là où vous voyez fidelité, affection et passion, je ne vois qu'une maniere de répandre Sa Parole Maléfique

Ne vous trompez pas Ô mon Ange et soyez assuré d'obtenir ma tendresse si vous me laissez ne serait-ce qu'entrevoir votre obscurité; car si je peux faire preuve de tendresse, n'escomptez par contre pas une once de pitié

Serialement Votre,

Myers
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bransheeblue
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 Message Posté le: 21 Juil 2005 13:30    Sujet du message:
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A bord de l'Hesperus, enfoncée dans son siege, Stavia regardait defiler l'espace intergalactique qui la ramenait vers l'Ancien monde.

Le voyage durait depuis pres de 4 jours à present, durant lesquelles elle n'avait ni bu , ni mangé. L'appetit semblait l'avoir deserté, seul subsistait cette faim immense à laquelle elle n'avait encore cédé.

Ses mains diaphanes tremblaient d'un etat qu'elle maitrisait avec de plus en plus de difficulté.
Enfermée dans sa cabine privée, toutes ses pensées se tournaient vers ceux qu'elle laissait derriere elle.

Au crepuscule du cinquieme jour, L'Hesperus arriva au terme de sa destination.
Comme convenu, l'equipage avait deverouillé les portes de ses appartements, et s'etait refugié dans le cockpit.
Elle debarqua seule .
A peine eu-t-elle foulé le sol qui desormais serait le sien, que l'engin repartait dans un fracas de tonnerre.

La lune haute rependait sur la lande une clarté absolue, livrant à ses yeux le spectacle epoustoufflant d'une nature ancestrale et sauvage.
De toutes les fibres de son corps, elle sentie l'appel imperieux de ce monde.

Le ciel couleur d'etain charriait un tumulte de nuages , annonciateurs de pluie.Un vent frais agitait les feuillages. Les cris et chuitements des animaux nocturnes lui parvenaient avec une acuité etonnante.
Cette Terre que les anciens nommaient Irlande, semblait faite pour elle.
Tumultueuse, sauvage, mais aussi tendre et maginfique.

Elle sentie comme une evidence qu'elle arrivait enfin chez elle,dans ce monde oublié de tous, emprunt de magie et de creatures aussi anciennes qu'elle.

Remplissant ses poumons d'un air frais et iodé, elle pris son pactage et commença de marcher vers l'Abbaye , où le Pere Sullivan devait l'attendre.Le pauvre homme savait à quoi s'attendre apparement, et s'etait mis charge de la proteger d'elle même en l'acceuillant dans ce lieu saint.

Comme si ce sol lui donnait ses forces, elle sentie une célérité qu'elle n'avait pas ressenti jusqu'ici. Elle mit à peine quelques minutes pour parcourir les 15miles qui la separait de sa retraite.

Elle arriva aux portes de l'Abbaye de Ballintubber. Elle se souvint alors des paroles de Pere Sullivan, lui comptant l'Histoire de "l'Abbaye qui refuse de mourir".Ce nom, à l'epoque , lui avait semblé predistiné; car elle aussi ne refusait-elle pas de mourir?
Tout comme la sombre bâtisse, elle avait vu son coeur s'embrasser par une sombre nuit.Tout comme elle, elle avait su survivre aux nombreuses viscissitudes de son existence.
L'une et l'autre avaient su rester dresser , tel un roc au plus fort de la tourmente. Elle n'aurait pu trouver meilleur endroit pour retrouver un peu de cette force. La montagne sacrée, qu'aujourd'hui on nommait Croagh Patrick, dessinait sa majestueuse silhouette sur la ligne fine de l'horizon.De ses yeux qui perçoivent bien plus loin que les Hommes, elle observait ce bloc ancestrale qui defiait le temps.
Inspirant une derniere fois, rassemblant son courage dans ce geste simple, elle lève le bras , ferme le poing. Au moment de frapper sur le coche , la stupeur la saisie lorsque la porte s'ouvrit ;comme si elle avait anticipée , mue par sa propre volonté.
Le battant s'ouvrit sur un petit homme au visage chafouin et souriant.

"- Bienvenue à Ballintubber Milady, je vous attendais.Je suis le Pere Sullivan et je vous invite à penetrer en ce lieu saint."

Sa voix etait montée dans l'air vif de la nuit, chaude et appaisante.

"-Mon Pere, je me dois de vous demander une derniere fois, si vous etes bien conscient de l'invitation que vous me faites, d'entrer en ce lieu , et si vous le faites de votre plein gré? "

elle s'etonna du calme profond qui animait sa propre voix, en echo à celle du vieille homme qui se tenait face à elle.
Lui saisissant les doigts d'une main douce et tiede, et la regardant dans les yeux jusqu'à l'âme, il lui repondit d'un même ton:

"-Je sais fort bien ce que j'offres Milady. Vous etes ici chez vous, le temps qu'il vous plaira d'y demeurer. Mes freres attendent votre venue depuis bien longtemps. Nous sommes honnorés de votre visite;et gardons bien à l'esprit l'enjeu de tout cela."

d'un geste souple et humble, il s'inclina legerement devant elle, avant de s'effacer afin de lui degager le passage .
Elle regarda l'embrasure de la porte , comme on regarde une frontiere.
Et d'un pas plus sure qu'elle ne l'aurait cru, penetra dans l'enceinte.

En silence ils parcoururent les couloirs sombres et austéres qui menaient à sa cellule.
Il en ouvrit la porte, qui dans le silence receuilli grinça lugubrement.

La lune deversait un flot de lumiere à travers la meutriere de sa chambre, nymbant d'une miryade d'etincelles les murs gris et fades.
Une simple paillasse tenait lieu de couche, un bureau solitaire et branlant flanqué d'un tabouret vieillissant, tenaient lieu de garniture dans le minuscule habitacle qui dorenavant serait le sien.

Tout cela etait bien loin du confort de ses appartements sur Calypso, mais il lui semblait que cela serait parfait. Point n'etait besoin de fioritures lorsque le tresors que l'on cherche, se trouve en soi.

se tournant vers le bon Pere, dont elle lut les questions muettes dans la clarté de son regard:

"-Ne vous tourmentez pas mon bon Pere, tout ceci me semble bel et bon.
Et s'il me manquait quoi que ce fut, je vous le fairais savoir. A present, je me sents lasse et gouterais bien un peu à la quietude de votre refuge."

"-Biensure Milady. Nous nous retrouverons donc demain, apres les vêpres , afin de determiner ensemble de ce qu'il convient de faire .En attendant, reposez-vous.Le frere Ignasius, notre bibliothecaire, se tient à votre disposition afin de vous aider dans vos recherches. Pour ce qui est de vos repas, nous verrons egalement demain matin, à quoi nous en tenir. Bonsoir Milady."

Sans un mot de plus il referma la porte derriere elle. Le claquement de la serrure et le pas decroissant du Pere furent les derniers sons qu'elle entendit.

Comme un rêve, elle se laissa glisser sur la modeste couche et sombra dans un sommeil noir.
_________________
La où le naïf voit des étoiles, moi je vois des mondes à dominer.

Stavia « Sic gorgiamus allos subjectatos nunc ».

La Faucheuse du Cercle.
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poluxe



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 Message Posté le: 22 Juil 2005 22:46    Sujet du message:
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Epuisée, mais fière de sa récente conquête, la flotte de la Corporation Kastor faisait route vers le siège de Calypso afin d’apporter en hommage les richesses provenant de cette nouvelle planète. Le conseil des forces armées de la Coporation Kastor, préparait le nouveau programme d’entraînement des troupes victorieuses ainsi que les festivités couronnant cette acquisition.

Il s’agissait de profiter au plus tôt de l’expérience acquise et de conforter le potentiel et le moral des citoyens de la Corporation.
« - Voilà enfin l’occasion rêvée de montrer à tous que les Amazones ont eu raison de nous faire confiance en nous accueillant au sein d’YPSO ! !
- Nous avons su porter haut les couleurs d’YPSO pour la plus grande gloire et les valeurs de notre Senseï Stavia
- Messieurs, n’oubliez jamais que cette victoire n’est que la concrétisation des valeurs d’honneur, de bravoure d’humilité et de chevalerie que nous avons toujours su défendre et que nous avons su trouver en écho chez les Ypsiens.
- Pour l’honneur de notre Corporation et la gloire d’YPSO !»

C’est alors qu’un officier d’état-major au visage grave se présenta :
« Commandeur, un message holo-dim du Seigneur Trajan ! »

Le Commandeur K se tourna vers son conseil : « Messieurs, vous connaissez vos missions. Notre éloignement volontaire était nécessaire à la réussite de notre mission et à l’accomplissement de notre devoir. Il est désormais temps de reprendre notre place au sein de notre communauté. Ne faisons pas attendre notre illustre ami. »

Les nouvelles que le Seigneur Trajan apportait plongèrent le Commandeur K dans un abîme de détresse. Par cette victoire des forces de la lumière qu’il venait de remporter, il se faisait une joie intense de conforter la Senseï Suprême dans sa lutte spirituelle face au côté obscure. Comment avait-elle pu lâcher prise maintenant alors que tout lui donnait raison de résister ? C’était d’ailleurs la puissance morale et la sérénité ainsi trouvée qui avait permis à ses troupes de vaincre et de tisser de nouveaux liens avec d’autres corporations.

Certes, il avait su qu’elle avait subi quelques désagréments et un revers personnel pendant qu’il était, lui-même, aux prises sur la planète Atililyung. Cette confrontation aurait-elle, à elle seule, suffit à briser la puissance mentale de la Senseï ?
Non, ce n’était pas envisageable. Stavia était la force fédératrice d’YPSO. Les membres d’YPSO étaient tous exceptionnels, mais Stavia catalysait cette communauté et lui donnait toute sa puissance. Or la Force d’YPSO était encore présente; il la ressentait au fond de son âme. Plus faible mais toujours présente.

Alors, l’évidence s’imposait. Stavia s’était donné abondamment pour tous, mais les Ypsiens s’étaient quelque peu dispersés ces derniers temps et la Senseï était entrée dans la zone « Rouge »...
Une solution claire s’imposait: il fallait resserrer les rangs autour de la Senseï, l’envelopper de la chaleur Ypsienne et lui montrer de nouveau la voie de la lumière.

Malheureusement, l’éloignement volontaire des forces de la Corporation Kastor qui leur avait permis de vaincre, allait désormais peser très lourd car ils ne seraient pas a pied d’œuvre avant quelques semaines...
Il n’avait pas su être auprès d’elle lorsqu’elle en avait besoin précédemment, il fallait maintenant prendre les dispositions qui s’imposaient. Ses troupes savaient ce qu’elles devaient faire d’ici là.

Il se retira au sein de la vaste salle de méditation du vaisseau amiral, organisa rapidement une veillée d’armes continue au sein de ses forces afin d’apporter tout l’influ de la Corporation Kastor à la Senseï.
Alors, le Commandeur K décida d’entrer en contact mental avec la Senseï afin de lui transmettre tout le soutien et la puissance constructive des Kastors :
« Stavia... Nous sommes auprès de toi.... Stavia....regarde cette lumière flamboyante qui nous habite.... En toi elle se trouve également.... Stavia ... Toute la force des Kastors est avce toi.... »
_________________
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poney
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 Message Posté le: 23 Juil 2005 9:04    Sujet du message:
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Myers a écrit:
Salutations,

Ma présence en ces lieux n'a que trop tardée, Ma Dame et je vous prie de bien vouloir excuser ce retard .

Concernant la raison originelle de cette agora, je réitère ma proposition : ma jugulaire gauche est et restera Votre !

N'ayez pas peur d'apaiser cette soif qui ronge votre corps et votre âme !

Ne luttez pas contre votre nature !

Ne résistez pas à votre inéluctable destinée !

Chassez le Naturel, il reviendra au galop ...

... je profite de ce mot d'esprit pour envoyez un message au Commandeur Tuatha qui semble douter des liens qui nous attachent l'un à l'autre. Vous avez fait la promesse de sauver Ma Dame, je l'ai entendue à moult reprises et je n'ai toujours rien vu, ni lu !

Je n'ai même pas aperçu votre personne en ces lieux que Dame Stavia aime à fréquenter: cessez d'hennir de la sorte et dîtes vous bien que lors de notre prochaine rencontre, Commandeur, vous serez bel et bien seul face à moi, sans aucun appui ...

Pour finir, j'apporterai mes sinceres salutations à ma funeste Consoeur à qui j'emprunterai ces quelques paroles :

La mort stoppera des vies mais la mort offrira la vie.

Le sang n'est rien s'il est versé pour la vie.
...

Serialement Votre,

Myers



Sire meyers,

Vous doutez de ma volonté de ramener stavia sur la voie qui est la sienne, vous doutiez aussi de mes capacités à vous combattre je vous rappelle.

Sachez que mon combat contre le mal qui ronge stavia est un combat que je mene dans l'ombre. Je n'ai pas besoin de m'égosiller en vaines paroles devant l'assemblée galactique pour que stavia connaisse mes intentions. Nos 2 peuples ont bien plus en commun que vos soi disants liens artificiels.

Votre jugulaire gauche (ou droite) sera par contre offerte à mon poignard.... à moins que mes artilleurs (une fois encore) ne réduisent en miettes vos astroports et usines mécaniques.
Vous parlez d'appui ? Je rappelle à votre sinistre mémoire, que mes armées ont du lutter bien plus longtemps que vous sur 2 fronts... Vos armées ont été incapables de nous expulser alors que nous contrôlions 2 ou 3 territoires de moins que vous...vous avez la mémoire qui flanche et vous ne dites que ce qui vous arrange. Ce qui ne m'étonne guère pour un membre des carrés !!!

Chère stavia,
Je me réjouis, sans surprise, de votre retraite dans un lieu de paix et de quiétude. Puisse t-elle vous apporter la sérénité et le repos de l'esprit.
Sachez que je suis là, à vos côtés, tout près, invisible à veiller sur vous et à continuer mes recherches pour retrouver "le" mal qui vous ronge et le terrasser...

Je vous salue .... amicalement (pour ne pas dire plus...)
Tuatah
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Membre de la confrérie de l'Ordre. Ami des nains. Oh ouiiiiii mon nain, monte moi Sourire
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bransheeblue
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 Message Posté le: 23 Juil 2005 13:10    Sujet du message:
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A son reveil, sa chambre etait plongée dans l'obscurité totale. Levant les yeux vers la meutriere, elle s'apperçu qu'on l'avait murée durant son sommeil.
Un sourire flotta sur ses lévres devant tant de sollicitude. Il aurait été aisé de laisser le flot de lumiere entrer et faire son office funeste.

Pas un bruit n'ebranlait le calme de l'Abbaye, si ce n'etait le chant des moines qui lui parvenait depuis la chapelle.
Elle s'absorba dans la melopée , lorsque trois coups furent donnés à sa porte.

"-Entrez!" dit-elle en se levant et passant une main mal assurée dans sa chevelure .

La porte s'ouvrit, liberant le passage au Pere Sullivan.

"-bien le bonjour Milady. Durant votre repos notre bibliothecaire a rassemblé les ouvrages que vous avez demandé. Il s'est lancé, avec un enthousiasme certain, dans une etude préallable, afin de vous faciliter le travail au mieux. Et ce qu'il a trouvé , semble-t-il, ne manquera pas de vous interressez au plus haut point."

Le regard brillant, elle le fixait intensement. Le bon Pere nota l'expression de son regard et compris de quoi il en retournait.
S'avançant vers elle d'un pas souple et regulier, il passa une main fraiche sur le front fievreux de la recluse.

"-Milady...."lacha-t-il dans un murmure, et feignant de n'avoir rien vu;" votre repos fut-il salutaire?"

"-Je ne saurais vous dire si ce sommeil fut reparateur, nul songe n'est venu en troubler la constance, de cela je suis certaine. "

se tournant vers l'ouverture condamnée:

"-Merci mon Pére pour cela" Ses mains tremblaient et une fievre etrange parcourrait son corps frele.

puis reprenant d'une voix plus claire:

"-Quand me sera-t-il possible de rencontrer le frere Ignasius? J'ai grand hâte de commencer mes recherches!"

"-Dés que vous le souhaiterez, il vous attend dans son office, et je gage qu'il se montrera à la hauteur de vos attentes." un sourir illumina son visage, et d'un clin d'oeil complice:

- ne lui dites pas, mais je crois bien que notre bon Ignasius péche un peu par orgeuil et voit là l'occasion de prouver sa valeur.Mais comment en vouloir à ce cher homme? Ce n'est pas tous les jours qu'on lui confie une telle tache . Avez-vous faim? Desirez-vous dejeuner ?"

Les derniers mots du Pere resonnerent à son oreille comme un coup de tonnere. Biensure qu'elle avait faim! Il ne faisait aucun doute que l'etat febrile qui l'habitait en etait la cause.Mais comment avouer de quelle nouriture elle avait envie!

Ses yeux etranges semblaient voir au dela de la structure. Elle entendait le sang qui courre furieusement dans les veines, elle voyait son flot parcourir le vieille homme. Une suée froide lui collait les cheveux à la nuque, son souffle court et rapide trahissait la frenesie qui commençait de ramper en elle.

D'une voix d'outre-tombe

"- Oui mon Pere. Je suis affamée" terminant sa phrase d'un sourir carnacier qui en disait long sur le fond du probleme.

"-Je vois" repondit-il, sans peur et sans jugement. " je m'attendais un peu à cela"
sans un mot, il se tourna vers la porte, l'ouvrit et se saisi d'un plateau, posé au sol, sur lequel se trouvait un gobelet et une carrafe.
Deposant le tout sur le bureau de la chambre.

Stavia s'approcha et regarda avec intensité le liquide rubicond que le bon Pere versait . Une faim mêlée de peur lui enserrait le ventre.

D'un geste ferme , il lui plaça le recipient dans la main. Elle le devisagea sans comprendre, les doigts tremblants.
L'odeur fereuse ne laissait aucune doute possible sur le contenu.

"-buvez.lui dit-il. Notre cuisinier vous a mis de côté ceci. La saison de l'abbatage ayant commencé....votre âme ne risque rien ".

Devant le regard encourageant du vieux moine, elle porta le gobelet à ses lévres.
D'abord lentement, puis avidement elle en avala la totalité. Sans reflechir à ce qu'elle faisait, elle se saisit de la caraffe et gouluement l'en vida de sa chaude et precieuse substance.
Fermant les yeux, elle savoura la pleinitude qui venait de l'envahir.Cette bête n'avait pas donné sa vie pour rien, elle la sentait galoper dans son propre corp, furieusement vivace, lui rendant une chaleur qu'elle n'avait plus connu depuis fort longtemps.

le Pere s'adressa à elle, rassurant:

"-Il en sera ainsi jusqu'à ce nous trouvions comment eradiquer le mal qui vous ronge.L'abstinance risquerait de vous conduire au bord de la follie, et Dieu sait ce qu'elle vous contraindrait à faire pour l'assouvir....à present descendons à la bibliotheque"

Il se saisit de son bras , et sans un mot de plus, s'engagerent dans le dedalle menant à l'office du frere Ignasius.
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Stavia « Sic gorgiamus allos subjectatos nunc ».

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 Message Posté le: 23 Juil 2005 23:17    Sujet du message:
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‘C’était par l’Horreur d’une profonde nuit’. Orageuse, la nuit. Car, par écrit, ça ne me coûte pas plus cher de vous la faire avec le tonnerre, l’averse et les éclairs ; de plus, s’il y faisait beau, ce ne serait plus le Connemara.

On venait de sonner les complies au clocher de Ballintubber, quand il se présenta au parloir. Le bedeau avait aussitôt fait prévenir le père Sullivan qu’une nouvelle créature démoniaque assaillait l’abbaye. Celui-ci examina les lunettes de traviole, La blouse froissée, la barbe de quinze jours, les gants Mapa, le bas résille filé, les yeux brillants d’excitation. Ce qui l’intriguait le plus, c’était le plat en argent, recouvert d’une cloche, que l’intrus portait.
L’abbé conclut : “Mr Robert Rubber *, I presume. On vous croyait mort.
- Vous êtes le père Sullivan ? Je veux la voir.
- Dame Stavia s’est retiré ici de son plein gré. Elle est parfaitement heureuse parmi nous et dans la paix du seigneur. Vous n’avez pas le droit de venir troubler sa retraite. »
Mais l’œil du scientifique n’avait pas manqué de remarquer les deux petits points rouges, au dessus du col du religieux. Il ordonna : « Veuillez, mon père, relever un peu votre soutane.
-Pardon ?
- Vous m’avez parfaitement entendu.
L’homme d’église soupira et retroussa sa robe, révélant des chaussettes à pois soigneusement reprisées, soutenu par des fixe-chaussettes à boucles de strass des plus sexy.
Robert Rubber reprit : « péché de coquetterie, mon père ! A qui voulez vous donc plaire ? Vous êtes mordu ! »
Pris sur le fait, Sullivan s’inclina.

Sans un regard pour le cloître roman, le savant alla directement à la seule cellule dont la porte était cadenassée. Cadenas qu’il fractura sans façon.
Puis il frappa : « Estimée Senseï, bonsoir. »
Un grognement lui répondit. Il le considéra comme une invitation à entrer, et entra donc. Il cligna les yeux, devina plus qu’il ne vu la souple créature, tapie dans l’ombre. « Je m’excuse de vous déranger, mais Calypso a besoin de vous. »
La devinant prête à lui sauter à la gorge, il crut utile de lui rappeler : « Non seulement je suis un Transylvanien, et donc presque un frère pour vous, mais encore avec la piquette que j’ai bue, ce serait le mal aux cheveux assuré. »
Tandis qu’elle essayait de tempérer ses mauvais instincts, Robert Rubber reprit : « Mes recherches m’ont longtemps tenu à l’écart des réunions du conseil. Cela a pris plus de temps que prévu : les manipulations génétiques, ce n’est pas vraiment ma spécialité. Mais cela n’aura pas été en vain. Car je pense avoir enfin trouvé un substitut acceptable à l’hémoglobine. Un sang que votre métabolisme si particulier pourra digérer, et qui vous sustentera sans tracas de conscience. J’ai, en effet, réussi implanter des gènes humains à un spécimen de Brassica napus ! »
Avec le geste de solennel et emphatique d’un prestidigitateur qui dévoile le clou de son spectacle, il enleva la cloche qui couvrait le plat. C’était une racine de plante crucifère, du genre que l’on appelle communément « navet ».
Elle eut une moue dégoûtée : « Boire du jus de navet transgénique… Vous n’auriez pas pu trouver quelque chose de plus appétissant. De la tomate par exemple ?
- Désolé. Vous pensez bien que j’ai essayé. Mais il n’y qu’avec le Brassica napus que j’ai obtenu des résultats satisfaisants. »

(* Pour ceux qui ne l’auraient pas rencontré en acquisition, quelques précisions sur Robert Rubber : http://calypso.bc.free.fr/forum/viewtopic.php?t=122 )
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 Message Posté le: 25 Juil 2005 17:05    Sujet du message:
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Sortant de son trou et s'avançant vers le sieur Robert Rubber, elle envoya promener d'un geste rageur le plateau et tout son contenu.

"-Etes -vous donc devenu fou ou souhaitez-vous m'empoisonner avec cette chose infame! Et quand bien même les effets nutritifs seraient les mêmes, jamais cela ne me donnera autant de plaisir que de saisir une jugulaire palpitante et d'y planter mes crocs.

Vous ne savez pas! Vous ne savez rien de ces transports dans lesquels me plonge chacun de mes repas."

Elle ecumait tel un animal enragé, ses yeux fou et brulants devisageait le visiteur.
Elle reprit d'un ton appaisé:

"-Je vous aime bien messire, et j'apprecie ce geste à sa juste valeur.
Je vais vous donner un conseil, au nom de l'amitié que je vous porte toujours, partez messire. Sans vous retourner.Dites aux ypsiens que je ne me suis jamais aussi bien sentie de ma vie"

Elle eclata d'un rire sonore et froid;

"-de ma vie...." repeta-t-elle dans une sorte d'etat second.Puis se reprenant: " les bois ne sont pas sure à la tombée de la nuit; on y entend d'etranges creatures murmurer. Les entendez-vous ? Je les entends moi, chuchoter à mon oreille. Oh, je sais bien que j'ai tout d'une folle! Mais je ne le suis pas! J'entends le souffle du vent bruisser sur la lande, mes yeux portent plus loin encore. Et lorsque je marche; on dirait que mes pieds glissent au dessus du sol ."

Elle souriait d'un air alluciné:

"-Je peux être en un claquement de doigt, derriere votre dos, avant même que vous n'ayez eu le temps de vous apercevoir que j'ai changé de place. Je sais quand l'orage se prepare rien qu'au chuitement que produisent les nuages.
Depuis hier, messire, je parle aux bêtes et par tous les saints! elles me repondent! Je sents en moi comme un prodige! Une vie palpitante qui couve sous ce corps mort. Pourquoi devrais-je refuser d'être ce que je suis ? Est-ce que je vous demande , moi, de renoncer à vos jartierres et autres portes jartelles ?

Alors par pitié, ne m'apportez plus rien de ce genre."

Elle retourne s'assoire sur sa paillasse et designe d'une main fievreuse, le tabouret rangé sous le bureau.

"- Mais pour l'heure, mon ami. Racontez-moi vos derniers periples. Vous savez que je vous tiens pour un merveilleux narateur, je prise tant vos ouvrages!Donnez-moi des nouvelles de Ypso. Et dame Kalisto, comment se porte-t-elle?
Je n'ai malheureusement rien à vous offrir pour vous rafraichir quelque peu, si ce n'est un peu d'eau ."
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Myers
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 Message Posté le: 25 Juil 2005 18:21    Sujet du message:
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Commandeur,

je ne laisserai personne troubler ainsi le repos de Ma Dame, c'est pourquoi je vous donne rendez vous à cet endroit ( http://www.battlecorp.com/forum/viewtopic.php?p=77727#77727) pour que nous puissions nous expliquer ...

Serialement Votre,

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 Message Posté le: 25 Juil 2005 22:17    Sujet du message:
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Nul ne sait ce qu'ils se racontèrent, mais Robert Rubber sorti de cette cellule très démoralisé. Il soupira : « Elle n’y met tout de même pas beaucoup de bonne volonté. »
Le père Sullivan acquiesça : « Rien à faire pour la débarrasser des démons qui l’habitent.
- Vous avez pensé à un exorcisme ?
- Vous dites cela parce que vous n’êtes pas de la partie. C’est très compliqué à mettre en œuvre un exorcisme.
- Tant que cela ? Moi je croyais qu’il suffisait qu’un prêtre catholique prenne sur lui tout les démons, se jette par la fenêtre, se fracassant en bas et renvoyant les démons en enfer.
- C’est très beau, ce don de soi. Mais… »
Frère Ignasius intervint : « Mais c’est absolument hors de question. Tous les vitraux de Ballintubber datent du treizième siècle, et sont classés monuments historiques.
- A défaut, nous essayons la thérapie douce : 43 minutes d’aérobic avec Véronique et Davina, matin, midi et soir.
- Et cela donne des résultats ?
-L’unique inconvénient de cette méthode c'est qu'elle nécessite la collaboration des démons…
- Et la nourrir du sang du Christ, vous avez essayé ?
- On ne badine pas avec le vin de messe.
- Si l’on en croit vos textes, Le Christ s’est fait homme pour le salut de tous et de toutes. Et par le miracle de transsubstantiation, le vin devient son sang, pour de bon. Alors pourquoi n’offrirait-il pas son salut à cette âme perdue ?
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 Message Posté le: 26 Juil 2005 17:43    Sujet du message:
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Ils arrivèrent dans la vieille bibliothèque, remisée dans l’aile ouest de l’Abbaye.
Les couloirs sombres étaient hantés par des courants d’air, sifflant comme des âmes torturées.

Les murs de la pièce étaient couverts de livres, tous plus anciens les uns que les autres.
Des colonnes de manuscrits s’élevaient du sol jusqu’au plafond interminable. Un escalier permettait d’accéder aux différents niveaux, parcourant le circulaire de la pièce d’innombrables allée étagée.

Le frère Ignasius se tenait au milieu de la salle, assis à une table. Ses petits doigts boudinés suivant le tracé des lignes d’un manuscrit.
Il leva la tête à leur approche, ses lorgnons posés au bout de son nez épais.

-« Vous arrivez à point nommé ! » l’excitation faisait briller ses yeux, et l’aigue de sa voix trahissait la grandeur de celle-ci.

Stavia le regarda, une lueur amusée dans le regard, comprenant à présent, ce que voulait dire le Père Sullivan au sujet de l’enthousiasme du moine.

Tout absorbé qu’il était des découvertes qu’il venait de faire, il s’agitait tel un enfant impatient :

« -Vous ne devinerez jamais ce que j’ai découvert !!! Certes cela m’a pris toute la nuit ; mais je savais bien que j’avais lu ça quelque part ! Et ça fait des siècles que ça dure ! Vous n’imaginez pas mon Père ! Je n’ai, tout d’abord, pas cru ce que je lisais, alors j’ai approfondi mes recherches.
Ce n’est que ce matin, à l’aube, que j’ai enfin mis la main dessus ; tout enterré qu’il était par Dieu combien de siècles de poussière.
Bon j’exagère sûrement un peu, admit-il avec un sourire bon enfant. Mais la réponse était là ! Sous nos yeux depuis toujours ! »

Il sautait presque, à présent, tant l’euphorie qui l’emportait, devenait grande .Le Père décida d’intervenir dans ce flot de paroles incompréhensibles.

« -Frère Ignasius ! Reprenez-vous mon bon, je n’entends rien à ce que vous nous dites ! »

Pour toute réponse, frère Ignasius leur fit glisser le document, sur le bois vernis de la table.

« -Lisez par vous-même «

Ils se penchèrent, et avant même qu’ils n’aient pu déchiffrer la première ligne, le frère repris son babillage :

« -C’est un moine pèlerin qui a écrit ça ! C’est impensable ! Ca date du 15eme siècles ! Mais j’en ai trouvé aussi de bien plus récents ! Je suis convaincu qu’il y en a aussi de bien plus anciens ! «

Le Père, un peu excédé, l’interpella :

« Frère Ignasius, je vous remercie de vos éclaircissements, et si cela ne vous dérange pas, nous allons lire ceci et reprendre ce débat après lecture. »
Et signifiant que l’intermède était fini, il reprit sa lecture.






« 16 Octobre de l’an de grâce 1467.
Conté de Mayo.

Apres un voyage de 4 années, nous sommes arrivés tard dans la nuit. L’aubergiste nous a installé dans les chambres, à l’étage, au dessus de la salle à manger.
Les voix égrillardes des saoulards de la taverne, étaient bien rassurantes lorsque l’on a vu ce qu’il m’a été donné de voir durant ce périple interminable.

Nous avions entrepris cette aventure, désireux de voir par nous même les créations de Dieu.
Jamais nous n’aurions imaginé, ne serait-ce qu’un instant, être confrontés à une telle horreur.

C’est dans le nord de l’Ecosse que nous avons trouvé le plus d’information, sur celle que l’on nomme la Reine des damnés. Une goule avait été brûlée vif, mais la Sainte Inquisition avait pris soin de recueillir la « confession » de cet heredique suppôt du Diable au préalable.

Comment il était arrivé là et sans son Maître, nul le sut, il péri avec ce secret. Le plus inquiétant était sûrement que ce pauvre hère indiquait la présence d’un clan ou d’une Coterie établie dans la région.

Donc, par une nuit sans lune, nous nous rendîmes dans le conté de Mayo. D’après les invectives de notre hérétique, nous supposions que la horde devait être là ; cachée au fond d’une crypte vieille de 300 ans, dont l’entrée était calfeutrée par les ronces et la fougère.

Nous entrâmes, effrayés et prudents, le cœur frappant dans nos poitrines, à s’en briser les côtes. Un escalier en pierre nous entraîna plus profondément dans la terre. Le long dédale nous semblait être des catacombes lugubres.
Lorsque enfin nous arrivâmes dans le mausolée, elle était là. Assise gracieusement sur un siège en pierre de taille.
Un sourire à faire se damner un saint, flottant sur ses lèvres rubicondes.
Mais à peine avions-nous eu le temps de la voir, que déjà elle n’était plus là.
Un courrant d’air froid me passa entre les omoplates et instinctivement je me retournais.
Avant même qu’un son ne sorte de ma bouche, elle plongeait ses dents dans ma chaire.

C’est alors qu’une extase sans nom s’empara de moi. J’avais l’impression de flotter, blotti dans ses bras. Pendant qu’elle se repaissait de mon sang, des images et des sons s’emparaient de moi, comme si ce que je voyais se déroulait devant mes yeux à cet instant même !

J’entendis son nom ; elle parlait, non pas avec sa voix, bien que je l’entendisse, un chuchotement à l’intérieur de ma tête.

« -Akasha…. » Se nom se repetait sans cesse dans mon crâne prêt à exploser.

Lorsqu’elle me relâcha, mes compagnons d’infortune avaient déserté les lieux, sûrement pris de frayeur.

Elle retourna s’assoire et de sa voix envoûtante me parla :

« - tu ne vas pas mourir ce soir. Demain, lorsque le soir tombera, tu seras pris d’une faim insatiable, alors tu viendras me voir. Quand a tes amis… »

Elle leva le nez, humant l’air et me regardant de nouveaux :

« - Et bien tes amis, ne sortiront jamais vivant de ces bois. A présent va ! «

Je sortis tel un fantôme, rasant les murs. A mesure que je m’éloignais d’elle, je sentais la terreur se frayer un chemin. Les images de ces visions défilèrent dans ma tête, me montrant alors les horreurs que cette créature avait partagées avec moi.
Une succession de morts, des flots de sang et des cris interminables. Je m’écroulais sous le couvert d’un buisson et sombrais dans un sommeil noir.

Lorsque j’ouvris de nouveau les yeux, la nuit commençait de tomber, et une faim impérieuse me tenaillait le ventre.Et une seule chose m’obsédait, la revoir.

J’écris là mes dernières pensées cohérentes, car je sens bien que quelque chose va se passer ce soir ; auquel je ne pourrais fuir, auquel je ne crois pas avoir envie de fuir.
Quoi qu’il advienne, ce soir je serais mort. Je laisse ce message aux soins de Notre Seigneur Jésus-Christ, mort sur la croix pour délivrer l’humanité de tous ces péchés.

Seigneur ! Protégez mon âme de pécheur !


Frère William «


Stavia sortie de sa lecture le corps secoué de tremblements. Mais en même temps, une paix immense l’habitait.
Akasha, bientôt nous serons réunis, pensa-t-elle.

Le bon Père se tourna vers elle :

« - allez-vous bien, milady, je vous trouve encore plus pale que de coutume ? »

« -Oui mon Père, je vais à merveille ! Frère Ignasius je vous remercie grandement pour ces fructueuses recherches. Tachez de savoir si l’on trouve trace de cette créature, et celle –là précisément, plus récemment. L’heure approche mon Père, l’heure approche…. »

Elle sortie de la pièce, de façon si légère que seul le bruissement de sa robe se faisait entendre, un sourire énigmatique et carnassier sur le visage.

Elle se rendit sans attendre dans le réduit qui lui servait de chambre. Jetant dans un sac le strict nécessaire à un voyage de ce genre. Armes blanches, vêtements de rechanges .Pour le trajet elle porterait sa combinaison en cuir noir doublé, ses cuissardes lacées, ses gants en peaux ainsi que sa cape de velours noir. Son fouet lacé à la hanche et son épée dans le dos ; un poignard caché dans sa cuissarde gauche maintenu contre la cuisse par des lanières de cuir .Le reste entrerais dans le sac.
Elle regarda amoureusement le long poignard en argent orné de magnifiques rubis, et le glissa dans le l’étui dissimulé sous sa manche.

« Messire Myers, vous m’avez offert la clé de ma réussite, et grâce à cela je vous rapporterais un présent inestimable « se dit-elle en caressant la lame au travers de sa manche.

Le bon Père arriva sur ces entres faits ; transpirant comme un beau diable de lui avoir couru après dans les couloirs. Elle se déplaçait à présent fort vite, sans même s’en rendre compte.

« -Que faites-vous milady ? Vous n’allez pas déjà nous quitter ? »

« - si fait mon Père ! Je vous suis fort reconnaissante de votre accueil en ces lieux, mais mon séjour parmi vous est à présent terminé. «

« - Mais Milady ! Les écrits découverts par le Frère Ignasius sont très anciens ! Vous ne la trouverez pas dans cette crypte ! »

« - Je sais cela. Mais à présent que je sais QUI appeler, elle viendra à moi. Mais pour cela, je dois partir d’ici, elle ne se risquera pas à paraître en ces lieux. Si, comme je le pense, je suis sa dernière victime vivante, elle cherchera à finir son travail. «

Elle se tourna vers l’homme d’église, et d’une voix ténébreuse :

« - et moi je commencerais le mien «

Elle le poussa, dégageant le passage et partie si vite qu’il n’eut que le temps de la voir passer avant qu’elle ne disparaisse.

« -A présent je ne peux plus rien pour elle. Que Dieu l’accompagne, car lui seul sait ce qui reviendra de cette chasse, car elle part en chasse. »
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 Message Posté le: 30 Juil 2005 3:54    Sujet du message:
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Irlande, non loin des îles d'Aran

... des éclairs déchiraient le ciel nocturne de l'Île d'Émeraude, suivis de près par le lugubre grondement : l'orage n'était plus loin ... la pluie tombait maintenant en trombe martelant son masque , mais il aimait ce temps !

... Il avait marché à travers les Burren, des landes au sol rocailleux non loin de Galway, dont Cromwell disait que c'était un morne paysage : pas un seul arbre pour pendre un homme ... il avait de l'esprit ce Cromwell !

... Puis il s'était dirigé vers les fameuses Falaises de Moher, en passant par Hag's Head - une avancée de la falaise dont la forme ne laissait aucun doute quant à l'origine de son nom - avant de s'arrêter quelques instants à la Tour de O'Brien qui défiait l'Atlantique du haut des Falaises !

... Il ne s'était pas attardé et avait emprunté le chemin qui longeait les Falaises en direction de Doolin ...

... C'est là qu'il les avait enfin rejoints !

... La légende disait que par jour de grand vent l'on pouvait jeter une pierre des Falaise de Moher et la voir remonter, portée par les vents ascendants; cette légende l'avait toujours intrigué et d'un geste nonchalant il laissa choir le corps inerte du jeune homme : malgré les vents violents qui se déchainaient en cette nuit d'orage, il ne remonta jamais ...

La jeune femme terrorisée n'opposa plus de résistance et sombra dans l'inconscience ... Il se dirigea alors vers l'inquiétant Bois de Gregan où il avait rencontré plusieurs fois la Morrigan par le passé, il aurait encore du chemin à parcourir mais il approchait, il pouvait la sentir, entendre son appel ...

... Perdu dans ses sombres pensées, il accélera l'allure :



cette nuit, vous assouvirez votre Soif, Ma Dame ...

à ces paroles la jeune femme reprit conscience ...
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 Message Posté le: 31 Juil 2005 11:15    Sujet du message:
Répondre en citant

Je suis navrée messire Myers, je suis dans l'obligation de retirer ce post .

J'espere que mon cadeau vous a plu .

Carnacierement votre, Stavia .
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Stavia « Sic gorgiamus allos subjectatos nunc ».

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